COLLECTIF "DÉFENSE"

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RURALITÉ – URBANITÉ: ÉGALITÉ!

Quarante ans de malaise social selon Macron, c’est en réalité l’échec social de la société capitaliste: abandon et désertification industrielle de régions entières, fermetures d’entreprises, chômage, destruction des services publics.… De grandes phrases sont prononcées par le président pour essayer de calmer les «gilets jaunes». «L’état d’urgence social», c’est la montagne qui accouche de la souris lorsque 100 euros par mois sont lâchés pour ceux qui gagnent le SMIC sans que cela coûte aux employeurs. Cependant, vivre avec 1200 ou 1300 euros brut par mois relève toujours d’un défi impossible à relever aujourd’hui. Si le capital est épargné, cela coûtera 10 milliards d’argent public sans que l’on sache encore au détriment de quoi ces fonds seront utilisés. Une autre mesure est annoncée, mais celle-là directement en faveur du patronat: les heures supplémentaires défiscalisées. L’incitation aux heures supplémentaires est une arme patronale contre l’augmentation générale et individuelle des salaires. Les heures supplémentaires augmentent la plus-value prélevée sur le travail tout en bloquant l’embauche, c’est aussi un facteur de l’augmentation des cadences. Par ailleurs, l’exonération de cotisations sociales va dans le sens de la destruction de la Sécurité sociale basée sur la solidarité. Les heures supplémentaires et le CICE (qui rapporte 40 milliards par an aux capitalistes tout en bloquant les salaires) sont les deux mamelles d’un profit capitaliste en crise incapable de répondre aux urgences sociales. Quant à l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités, cela leur rendra ce que le gouvernement leur à pris, sans améliorer la situation précaire dans laquelle demeurent la plupart.

En France, tous les présidents sont au service du capital. Sinon, ils auraient pu au moins annoncer des mesures telles que:

1- Blocage des prix avec contrôle administratif et citoyen

2-Augmentation de tous les salaires de 300 euros jusqu’à 3000 euros, avec une révision de la grille hiérarchique, augmentant et réactualisant la valeur du point.

3- Réajustement des impôts des PME artisans et commerçants afin qu’ils payent moins que les monopoles. 

4- Suppression du CICE et transfert des aides publiques attribué aux grandes entreprises (240milliards) au profit du développement des services publics dans les régions en concertation avec la population.

5-Suppression de la CSG, rétablissement des cotisations salariales et de l’ISF, indexation des retraites sur les prix.

6- Suppression de la loi travail et réouverture des négociations avec les syndicats.

7-Expropriation des propriétaires et actionnaires sans indemnisations des entreprises qui licencient avec l’établissement d’un contrôle professionnel de l’activité et la production.

8- Annulation des réformes néfastes dans l’enseignement, satisfaction des revendications des lycéens.

Ces mesures sont de nature à conduire vers une révolution socialiste car tous les capitalistes s’opposent aux augmentations de salaires en menaçant de licencier, dixit Muriel Penicaut: «l’augmentation du SMIC supprimerait des emplois»; tous les capitalistes suppriment des emplois qu’il y ait menace d’augmentations des salaires ou pas. Seule la révolution socialiste organisée par les travailleurs sera de nature à rendre aux producteurs de richesses le fruit de leur travail tout en sortant le pays des ornières de la crise économique sociale et politique dans laquelle le capitalisme l’a plongé.

En ce qui concerne le mouvement des Gilets Jaunes, nous encourageons les travailleurs qui se mobilisent avec eux à continuer la lutte, les occupations, et à rejoindre les syndicats qui partagent leurs revendications. C’est la condition indispensable pour renforcer la lutte.

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ITALIE: Le revenu universel avec le social-fascisme

La Commission européenne rejette le projet budgétaire Italien pour 2019. Le gouvernement, dont l’exécutif est composé de la formation cinq étoiles M5S plus la ligue d’extrême-droite, argue en opposant à la Commission qu’il faut en Italie un revenu citoyen en faveur des plus pauvres. Que peut faire l’UE contre le fait que les prévisions  budgétaires de l’Italie prévoient un déficit de 2,4%, soit trois fois l’engagement pris par le pays? Pillée par les multinationales, l’Italie présente un endettement de 2300 milliards d’euros, soit 131% du PIB. Le gouvernement italien n’a en fait pas d’autres choix que de rejeter les règles imposées par la commission européenne. Ainsi, lorsqu’un gouvernement ne peut plus gérer au mieux les intérêts des capitalistes à cause d’une aggravation drastique de la crise du système, il use du populisme. Le gouvernement italien renoue donc avec le populisme mussolinien en mettant en avant son «revenu citoyen». Mais qu’en est-il réellement? D’après les déclarations gouvernementales, le revenu alloué aux plus pauvres serait de 780 euros par mois, mais il s’agirait d’argent crédité sur la carte bancaire rechargeable. Le titulaire devra cependant dépenser toute la somme chaque mois, sinon elle est perdue. Il ne pourrait acheter que des produits italiens dans des magasins bien définis. Les jeunes qui vivent chez les parents n’y auraient pas droit, ce qui élimine pas mal de personnes. Cette poudre aux yeux nourrissant la propagande nationaliste de l’extrême-droite gouvernementale, est en fait une mesure qui tend à favoriser quelques magasins et fabricants bénéficiant des faveurs du pouvoir régnant. Bien que les engagements pris ne se soient pas encore révélé fonctionnels, les plus pauvres n’y trouveront pas leur compte. Pour eux, rien ne remplacera le droit au travail et au logement que la société capitaliste est incapable d’assurer. Les annonces fracassantes du gouvernement actuellement au service des intérêts du capital en Italie touchent également la retraite. Il est annoncé que les travailleurs pourront partir à la retraite à 62 ans au lieu de 65. Ce qui n’est pas révélé est que cela correspond à une diminution du montant de la retraite. Cela rappelle finalement les mesures prises en France par Hollande sur la retraite: «on peut partir avant mais on gagne moins». D’ailleurs sur les traces de la social démocratie, Macron s’apprête avec la retraite à points à diminuer à la fois le montant des retraites et allonger le nombre des années de cotisation. L’économie «sociale» pratiquée par l’extrême-droite correspond en fait aux mesures sociales-démocrates de l’économie. Le capitalisme n’est toujours pas aménageable ni en Italie ni ailleurs, l’actualité le révèle. Le socialisme ne s’aménage pas non plus car ses règles sont universelles, mais il faut choisir: soit conserver nos garanties sociales, soit les perdre.

SOLIDARITÉ DE CLASSE AVEC LES GRÉVISTES DE L’HÔTEL HYATT VENDÔME

          Le personnel (en majorité féminin) de nettoyage de l’hôtel Hyatt Vendôme à Paris (5 étoiles), employé par la société STN Groupe, est en grève depuis le 25 septembre pour une augmentation du salaire horaire de trois euros, le respect des droits syndicaux et de meilleures conditions de travail. En demandant d’être embauchés directement par Hyatt, ils remettent également en cause la sous-traitance qui est une des bases du système d’exploitation du groupe mondial.
La précarité va de pair avec les bas salaires et les cadences infernales, les personnels de nettoyage étant soumis à des objectifs de production en temps toujours plus limité (45 minutes par chambre, certaines dépassant les 200m2) sans égard pour leur santé (port de charges lourdes) et avec la pression et le mépris ouverts des chefs.
La direction, qui n’a pas digéré la victoire de ces travailleurs qui avaient obtenu, suite à une grève en 2017, une augmentation de 225 euros, répond par la répression. Les représentants du personnels se sont ainsi vu interdire l’accès aux locaux, puis, face aux protestations, la direction a cédé tout en exigeant qu’ils soient accompagnés par un de ses sbires. Le 12 octobre, des vigiles s’en sont pris aux travailleurs sur le piquet, dont deux ont été blessés et hospitalisés. À présent, ce sont les policiers de l’État bourgeois qui sont envoyés pour réprimer les travailleurs en lutte et les manifestants venus les soutenir.
La lutte de ces travailleurs revêt ainsi une grande signification: face à l’offensive de Macron contre les acquis et les droits du travail, ils défendent leur dignité et leurs droits à revendiquer, à s’organiser, et s’opposent à l’exploitation sous ses différentes formes. À la répression patronale, avec la complicité des forces de police (qui croit encore au soi-disant État de droit, quand c’est la bourgeoisie monopoliste qui le dirige?) doit répondre la solidarité de classe pour que la lutte dure et s’étende. Aucun acquis n’est garanti tant que dure le système capitaliste et que perdure le pouvoir de la bourgeoisie. Celle-ci remet toujours en cause les acquis qu’elle a dû concéder. Pour la vaincre, il faut l’unité de lutte des travailleurs et une stratégie révolutionnaire pour renverser le capitalisme et construire le socialisme, seule alternative à ce système barbare, inhumain et historiquement dépassé.
Les grévistes annoncent déjà qu’ils sont prêts à continuer la lutte jusqu’à Noël. Le Collectif DÉFENSE appelle tous les travailleurs et leurs syndicats à leur manifester leur soutien sur le terrain et par la solidarité financière.

LE COLLECTIF À LA FÊTE DE SAINT-DENIS LE 6 OCTOBRE

Le 6 octobre à la Fête de Saint-Denis, le Collectif DÉFENSE  axera son animation sur l’égalité femmes-hommes, contre l’exploitation, les violences sociales et domestiques et pour le socialisme. Une pétition sera lancée ainsi qu’un appel à une initiative commune.

Le stand sera situé place Jean Jaurès (métro ligne 13 Basilique de Saint-Denis, bus 153, 239, 253, Tram T1 Marché ou Basilique).

NOUVEAU JOURNAL DU COLLECTIF

Voici le numéro zéro de notre journal que nous diffusons dans les entreprises et les quartiers populaires. Il est rédigé par des militants du Collectif. Il comportera des analyses sur l’actualité, sur la crise du capitalisme, sur le socialisme et les principes du marxisme-léninisme. Nous publierons aussi des témoignages de travailleurs sur l’exploitation et les luttes dans leur entreprise.

N’hésitez pas à nous faire part de votre point de vue et de vos critiques.

 

CombatCommunisteN°0

 

 

Lutte contre la pauvreté: une annonce en trompe l’œil pour un appauvrissement des travailleurs.

Le Président de la République E. Macron, annonce lui-même son plan «contre la pauvreté». Huit milliards seront consacrés à ce plan, mais Macron annonce qu’il «ne fait pas la charité» selon ses termes. En effet, ces huit milliards n’iront pas dans les poches des familles pauvres, mais ils serviront entre autres à la mise en place d’un service public d’insertion, une disposition en faveur d’un patronat qui pourra accueillir enfin une main d’œuvre formée et à bas prix. Un revenu universel d’activité sera attribué à la place des diverses indemnités sociales d’ici 2020. Le Revenu Universel d’Activité, contrairement aux intonations de gauche avec lesquelles Macron en fait la présentation, est en réalité une disposition machiavélique en faveur de la suppression de toutes les aides et allocations sociales y compris l’APL. Cette indemnité sera donnée sous condition de l’acceptation d’une ou deux propositions d’emploi. Ainsi le chômeur que l’on aura réinséré dans le monde du travail perdra son APL en échange d’un salaire d’embauche  au rabais. 

Une mesure étatique napoléonienne

Le service public de l’insertion c’est la centralisation par la remise en cause des prérogatives  régionales, pour recruter une main d’œuvre livrée comme de la chair à canon pour le patronat. Cela ressemble au niveau de son fonctionnement et de la manière, à la politique de Napoléon III qui en faisant des coups d’œil à la classe ouvrière instaura les travaux d’intérêt général pour résorber le chômage. En fait, la dépense publique que ce dispositif implique sera un investissement en faveur d’un capital social concurrentiel, parce que bon marché, aux monopoles capitalistes pour qu’ils s’installent davantage en France.

Un virage social oui! Mais de droite!

Les promesses pour l’ouverture de crèches et d’aménagements scolaires sont finalement l’arbre qui cache la forêt car il faut lier toutes les lois (El khomri) et mesures du gouvernement Macron (modification du Code du travail) au service public d’insertion pour comprendre que finalement ce sont les travailleurs actifs qui seront mis en concurrence avec des nouveaux embauchés qui n’auront pas d’autres choix que d’accepter des conditions d’embauches précarisées. Pire que le chômage et ses indemnités, le revenu universel d’activité c’est le renforcement forcené de l’exploitation capitaliste, soit l’extraction maximale de la plus-value sur le travail salarié par le patronat pour la création des richesses. 

Les réactions immédiates

Après le discours de Macron sur la pauvreté avec l’annonce de ses mesures rocardiennes sur le RUA, les critiques s’expriment faiblement, ne sont pas au niveau et sont parfois consensuelles. La France Insoumise avec les associations caritatives dénoncent des insuffisances, mais ne remettent pas en cause sur le fond le RUA car le réformisme et la social-démocratie ne s’attaquent point à l’État bourgeois qu’il faudrait renverser pour édifier le socialisme.

ALEXANDRE ZAKHARTCHENKO, PATRIOTE SOVIÉTIQUE ET ANTIFASCISTE, EST TOMBÉ EN MARTYR

Le Collectif DÉFENSE condamne le lâche assassinat le 31 août d’Alexandre V. Zakhartchenko, Président de la République Populaire de Donetsk, lors d’un attentat qui a également tué son garde du corps.  Zakhartchenko était un dirigeant très populaire de la RPD. Il avait joué, notamment en organisant l’armement du peuple, un rôle de premier plan dans la direction de la lutte insurrectionnelle contre le pouvoir fasciste d’Ukraine soutenu par l’Occident. Les mesures prises à l’encontre de l’oligarchie telles que des nationalisations, l’introduction d’éléments d’une économie planifiée, lui ont valu la haine de la grande bourgeoisie vendue à l’impérialisme, et de la clique fasciste siégeant à Kiev dont il semble que les services secrets soient derrière son assassinat, à l’instar de ceux de plusieurs autres dirigeants des républiques populaires instaurées dans le Donbass.

Zakhartchenko incarnait le patriotisme soviétique, correspondant à l’aspiration de la majorité de la population de l’ancienne URSS qui regrette les acquis du socialisme. Son assassinat est aussi une preuve, si cela était encore nécessaire, de l’inanité de la soi-disant voie pacifique vers le socialisme. 

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Zakhartchenko

« Nous avons considéré, nous considérons et nous considérerons comme une partie de l’Union Soviétique. »

LA GAUCHE PEUT-ELLE SOUTENIR LES LUTTES?

Même si les statistiques de la bourgeoisie ont vocation à minorer les mobilisations populaires, la «marée populaire» du 26 mai, qui prétendait rassembler associations, syndicats et partis de gauche dans une même initiative n’a pas été la vague qui prétendait monter à l’assaut de la politique d’austérité et de casse sociale menée par Macron et son gouvernement. La tentative de mettre le mouvement syndical à la remorque de la social-démocratie, en particulier de Mélechon, a motivé de nombreux militants à ne pas participer à cette récupération. Si la CGT cherche un prolongement politique pour renforcer les luttes, quel en sera le risque? Vers quel choix devrons-nous nous orienter?

Lutte révolutionnaire, ou récupération politicienne?

Dans quel but toute la gauche veut-elle se placer dans les luttes et les manifestations au côté des syndicats? Ce qui est sûr, c’est que la proximité des élections européennes l’amènera à présenter un choix électoral comme perspective unique aux revendications sociales, ce qui immanquablement nuira à la généralisation des luttes pour finalement appeler à une polarisation entre «Macronisme» et réformisme». Il faut se positionner autrement sur le plan syndical pour éviter ce genre d’écueil: «victoire des cheminots contre la mise en concurrence de la SNCF» par exemple, ce qui ramènerait au choix suivant: «libre concurrence sous l’autorité du patronat ou socialisme avec le contrôle des travailleurs». Quand à la question du service public, quelles sont les propositions des principales formations de gauche? Le PCF propose un fonds européen de développement des services publics financé par la BCE. Dans l’attente de convaincre les peuples ou les gouvernements, faut-il patienter en rejetant mollement les orientations et les lois Macron de privatisations et de destruction sociale? La France Insoumise quand à elle propose la sortie des traités européens par l’abandon des règles existantes pour tous les pays qui le souhaitent afin de faire pression. De toute façon, tout tourne autour de la BCE pour qu’elle modifie son comportement et tout cela doit être ratifié par un référendum. Donc après les élections on vote à nouveau…

Récapitulons

L’UE est une union impérialiste dont les règles de vie entre les états doivent préserver l’influence économique d’impérialistes concurrents face à la belligérance d’autres impérialistes. Est-il alors nécessaire de soutenir ou de quitter des traités pour définir le comportement de la France? Ce qui nous importe est la solidarité et la paix sachant que le capitalisme qu’il soit européen ou non amène toujours la guerre! Pour coopérer avec les peuples, il faut d’abord définir la ligne anticapitaliste de la France et c’est parce que le réformisme de gauche refuse de se prêter à un tel exercice qu’il préfère bercer le peuple travailleur d’illusions sur le changement. 

La stratégie impérialiste barre la route de façon implacable à toutes les revendications ouvrières.

L’impérialisme, avec son industrie, colonise tous les pays les moins avancés. La friche est immense et cela déclenche d’abord des oppositions entre les Etats-Unis, l’Europe, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine. Les guerres d’influence à prétextes «terroristes» ou anti «dictature» foisonnent. La Syrie est mise au ban de l’humanité parce qu’elle combat ses terroristes par les armes. Ainsi, sur le plan économique et social, la concurrence entre les travailleurs des pays les moins avancés payés à moins de 30 euros par mois dans la production, est entretenue par le patronat contre les ouvriers des pays plus développés, en donnant un prétexte aux gouvernements pour imposer la régression sociale. Alors lorsque les gouvernements qui se succèdent à la présidence en France, veulent convaincre sur la relance des investissements et de l’emploi dans l’hexagone en échange de baisses répétées de salaires et de garanties sociales, ils mentent! En réalité le capitalisme exige que les «charges» et les salaires deviennent en France l’équivalent de ce qu’ils sont en Afrique par exemple. Alors comment la gauche compte-t-elle imposer, comme elle le dit, la suppression des dispositifs budgétaires favorisant la richesse, la fin des réductions de dotation aux collectivités ou un moratoire sur la fermeture de structures assurant une mission de service public sur les hôpitaux, le ferroviaire, la poste… sans se faire renverser par ceux à qui elle a généreusement laissé les moyens de production et d’échange? Pour toutes ces raisons majeures, le Collectif DÉFENSE propose le développement de la convergence des luttes contre le système d’oppression et d’exploitation capitaliste, le refus des récupérations électorales et le prolongement de l’opposition sociale par le développement des luttes révolutionnaires. Il faut aux travailleurs la perspective d’une industrie nationalisée contrôlée par eux, afin que les entreprises rentables financent les services publics. Le bris de l’État bourgeois, le refus du paiement de la dette, et la construction d’une véritable démocratie pour les travailleurs: le socialisme de référence marxiste et léniniste pour se référer à ce qui à bien fonctionné jusque en 1955 en URSS.

PALESTINE: LES CRIMES DU CAPITALISME CONTRE LES PEUPLES

Le massacre de plus de soixante Palestiniens par l’armée sioniste d’occupation le 14 mai lors de la Marche du Retour illustre une fois de plus le caractère barbare de l’impérialisme sioniste et de ses soutiens. La pression de l’opinion publique, indignée par la succession de crimes israéliens impunis, a poussé des institutions internationales à exiger des actions concrètes pour les faire cesser. Même Reporters Sans Frontières, qui consacre habituellement la majorité de ses énergies à condamner Cuba, la Chine, le Vénézuela et la RPD de Corée, a saisi la CPI pour crime de guerre après la mort d’une vingtaine de journalistes palestiniens. Dix membres du Conseil de Sécurité de l’ONU ont demandé l’application de la résolution sur la fin de la colonisation illégale sur les terres palestiniennes sous occupation. L’impérialisme français condamne la violence tout en demandant une «riposte proportionnée». Bien entendu, Trump et ses représentants à l’ONU ont bloqué toute sanction contre l’agresseur. En ouvrant une ambassade à Jérusalem ce même jour et soixante dix ans après la création de l’entité sioniste, les USA visent à renforcer Israel et légitimer l’occupation. Avec les régimes réactionnaires arabes qui normalisent leurs relations avec Israël (Arabie Saoudite, Émirats, Jordanie…), ils font pression sur les Palestiniens pour les pousser à renoncer à leurs droits.

Néanmoins, le peuple palestinien fait preuve de courage et résiste dans l’unité, malgré les compromissions de la bourgeoisie siégeant à l’Autorité Palestinienne (collaboration sécuritaire avec Israël, maintien du blocus de Gaza…). Il sait aussi qu’il peut compter sur la résistance des autres peuples de la région, notamment de la Syrie et de ses alliés. Suite aux bombardements répétés de la Syrie par l’armée sioniste, l’armée syrienne a fermement réagi en interceptant des missiles lancés sur son territoire, en abattant un F16 le 10 février, et dernièrement en bombardant des centres de renseignement et des installations militaires dans le Golan occupé. 

Netanyahu affirme que ses attaques contre la Syrie visent à empêcher une installation de l’armée iranienne à ce qu’il désigne comme les frontières d’Israël. Il reçoit pour cela l’approbation de la «communauté internationale» menée par les puissances impérialistes qui affirment qu’Israël a «le droit de se défendre», donc concrètement d’occuper le Golan. Or, si des militaires iraniens sont présents en Syrie, c’est au titre de conseillers et sur invitation du gouvernement syrien dans le but de combattre le terrorisme, qu’il s’agisse de l’E.I. ou des groupes affiliés à Al-Qaida (Armée Syrienne Libre, Fatah El Cham, ex Al-Nosra, etc.) soutenus et entraînés par les armées française, britannique, étatsunienne… et aidés à l’occasion par Israël.

Ce n’est donc pas le président Al Assad mais Netanyahu qui est le terroriste et se moque des résolutions internationales. En plus des bombardements de Gaza, Israël se livre à des violations de l’espace aérien et maritime du Liban dont il convoite les gisements de gaz. N’oublions pas également l’armement atomique pour lequel personne n’exige la moindre sanction alors que l’Iran, qui ne possède pas d’arme nucléaire et n’a pas l’intention d’en acquérir, est mis au ban de la communauté internationale.

Le Collectif DÉFENSE appelle à soutenir la lutte du peuple palestinien pour ses droits légitimes et à agir pour sanctionner Israël, notamment en boycottant ses produits et en dénonçant sa participation à toute manifestation culturelle, sportive, scientifique…

Les travailleurs de France, mobilisés contre la destruction de leurs acquis et les licenciements, doivent répondre présent à l’appel à la solidarité avec les autres peuples victimes de l’impérialisme. La crise du capitalisme accroît le danger d’une guerre pour le repartage du monde, dont le Proche-Orient est une partie stratégique pour les richesses qu’il recèle. La lutte contre l’impérialisme, y compris le nôtre, va de pair avec le soutien à la résistance des peuples et la possibilité pour le peuple de Palestine de vivre dans un État laïc et non sous le joug  d’un État sioniste militariste et fasciste.