COLLECTIF "DÉFENSE"

Accueil » 2016 » janvier

Monthly Archives: janvier 2016

TAUBIRA: UNE DÉMISSION À DEUX VITESSES

La démission de Christiane Taubira a été tant de fois prédite et démentie depuis le début du quinquennat de Hollande, que son annonce officielle du 27 Janvier met finalement fin à l’art de gouverner sans en assumer les conséquences. En effet, pour dédouaner le PS de la politique droitière de trahison sociale et de collaboration intégrale avec les multinationales capitalistes, la démission du ministre de la justice constitue le dernier acte de la «clarification» de la ligne politique entamée depuis 2014 avec les départs de Montebourg, Hamon et Filipetti du gouvernement. La formule employée par Taubira avant d’enfourcher son vélo et partir du ministère est: «parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir…» Mais à quoi les ministres frondeurs et démissionnaires ont-ils résisté? Au pacte de responsabilité, au CICE, à l’allongement des années de cotisations retraite, à la baisse de la dépense publique, à la privatisation des services, des hôpitaux, la casse de la sécu, le démantèlement du temps de travail, les guerres impérialistes dont on subit les conséquences?… Pas un seul n’a bougé le petit doigt sur l’ensemble de ces questions. Au contraire, l’ensemble des frondeurs socialistes, avec leurs anciens ministres en tête, renforcés par la fameuse «gauche radicale» PCF, Verts et FdG vont accompagner sans tarder la suppression des 35 heures et le démantèlement du Code du travail en prônant le développement du dialogue social, sous prétexte de réclamer des compensations aux aides au patronat.

Des symboles contre des faits

Mme Taubira donne l’exemple d’une stratégie faite pour sauver l’alternance PS-Républicains, y compris dans la perspective où la droite devancerait le PS au premier tour des élections présidentielles de 2017. Le ministre de la justice ne s’est nullement opposé à la loi sur le renseignement qui a ouvert un boulevard aux services de police et une surveillance élargie des communications personnelles. Les condamnations allant jusqu’à 9 mois de prison ferme ont bien été prononcées sous son ministère contre les travailleurs de Goodyear. La criminalisation des luttes sociales à bien été utilisée contre les travailleurs pour minimiser la violence sociale des patrons due aux restructurations industrielles. Il y a donc des gens au PS qui se réclament de gauche, mais qui plient l’échine sous l’exigence du capitalisme en dégénérescence constante, incapable de faire face à sa crise. Cependant, ces socialistes considèrent que la déchéance de la nationalité est la question phare de l’affirmation d’une orientation droitière. A gauche aujourd’hui on préfère donc s’opposer aux symboles plutôt qu’aux faits en ce qui concerne la politique d’austérité. Ceux qui condamnent les mesures de répressions ouvertes contre le mouvement ouvrier ne peuvent pas s’unir avec ceux qui prônent la démocratie sans renoncer à vouloir assurer aux monopoles capitalistes des conditions optimales d’exploitation et d’extorsion de la plus-value sur le dos des travailleurs. La violence verbale de l’extrême-droite contre Taubira ne fait donc pas d’elle une icône pour la gauche, à moins bien sûr que cette dernière refuse obstinément d’être anticapitaliste. Le Collectif «DÉFENSE» appelle à une véritable alternative ouvrière révolutionnaire par le développement des luttes anticapitalistes et la création d’un véritable parti ouvrier capable d’organiser la révolution socialiste.

Publicités

LE « PLAN » HOLLANDE DE DÉCHÉANCE SOCIALE

Selon les vœux du patronat, l’État bourgeois géré par le gouvernement Hollande considère qu’il faut «redéfinir notre modèle économique et social». Selon le président de la République «redéfinir, ce n’est pas renoncer à ses fondements. Entre le libéralisme sans conscience et l’immobilisme sans avenir, il y une voie qui s’appelle «la société de travail».» Cela signifie que dans la voie du libéralisme économique, ce plan laissera plus de liberté aux capitalistes pour exploiter et imposer plus de soumissions avec davantage de flexibilité aux travailleurs sous prétexte qu’ils pourront «choisir leur métier, leur formation». Le mot d’ordre du MEDEF jaillit de la bouche du Président pour proclamer «l’agilité» du contrat de travail, menacer de suppression des CDI. Le «coût du travail» est également évoqué pour présenter un cadeau nouveau pour le capital, la transformation du Crédit impôt compétitivité (CICE) en allégement définitif de cotisations.

Le capitalisme: véritable responsable de la politique de régression sociale

Le Collectif «DÉFENSE», organisation ouvrière révolutionnaire, soutient l’opposition des syndicats à ce plan de déchéance sociale qui vise à laminer le Code du travail pour parachever les lois Macron. En effet, ce pan est téléguidé par les orientations économiques et sociales contenues dans la lettre du MEDEF au gouvernement; il n’est donc pas question de faire porter l’unique responsabilité à Hollande comme le font le PCF et la gauche réformiste, mais au système capitaliste lui-même. Les allégements des cotisations pérennisés pour les entreprises et les indemnités prud’homales plafonnées sont des mesures qui démontrent que le capital est incapable de garantir le moindre des acquis sociaux, et qu’il veut maintenant pouvoir licencier sans que les indemnités de licenciements pénalisent l’entreprise. L’État bourgeois intervient maintenant d’une façon quasi ininterrompue en faveur d’une gestion des fonds publics qui remplit d’abord les caisses des monopoles privés. La Cour des comptes par exemple, se prononce pour une baisse drastique de l’indemnisation du chômage, à cause du déficit creusé par les cadeaux au capital prélevé sur la richesse nationale.

L’obsolescence économique du capitalisme

Il n’est pas vrai qu’une autre politique soit possible avec le capitalisme. Le PCF avec les Verts et la gauche réformiste prétendent que les 50,5 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires permettraient de financer un million d’emplois. Cela est faux! Les entreprises capitalistes ont besoin de l’argent des actionnaires pour investir dans le capital, et le rentabiliser sous peine de disparaître. Le système est basé sur la loi de la survie et de la concurrence. Pour disposer des richesses de l’entreprise, il faut abattre le capitalisme! Les réformistes disent qu’avec 33,3 milliards du CICE on aurait pu créer au moins 340.000 emplois pendant deux ans. La réalité montre là encore que l’on n’aménage pas le capitalisme, y compris en contrepartie de cadeaux fiscaux! Ainsi les réformistes, à force de vouloir aménager le système bourgeois afin de le préserver, prouvent au contraire son obsolescence. Ce système ne parvient plus à fonctionner sur le plan économique de façon autonome, et absorbe progressivement la totalité des fonds publics au détriment de l’équilibre social, dont les travailleurs devraient bénéficier à notre époque. Miné par ses contradictions, le capitalisme n’est plus viable pour la grande majorité de la population et plus du tout pour les travailleurs. Ce système doit disparaître car il est historiquement périmé et seule la révolution socialiste pourra y mettre fin. Pour la préparer et la développer, le Collectif «DÉFENSE», en intervenant dans les entreprises, s’efforce de créer les conditions de l’émergence d’un parti révolutionnaire des travailleurs.

Pétition pour les travailleurs de Goodyear

Les militants du Collectif continuent de faire signer une pétition exigeant l’annulation des condamnations contre les travailleurs de Goodyear-Amiens nord et dénonçant la fascisation de l’Etat bourgeois et la responsabilité de la social-démocratie. Les premières feuilles de pétitions ont été remises au camarade Wamen.

Vous pouvez la télécherger et l’envoyer à l’adresse collectifdefense[at]gmail.com

ou la remettre à un de nos militants.

 

Vous pouvez aussi visiter le site des camarades à l’adresse suivante:

http://blog.cgt-goodyear-nord.com

 

 

CollectifPétition

 

Primaire à gauche? Mais pour quoi faire?

Les institutions de la V° République ont fait du président élu au suffrage universel direct, un super valet du capital. Les décisions les plus importantes sont prises dans les conseils d’administration des grands monopoles privés et au niveau des banques d’affaires, afin que l’Etat s’y conforme. Toutes les institutions et administrations de l’Etat sont mises au service des intérêts de la bourgeoisie. Les guerres impérialistes sont la démonstration de ce fonctionnement systémique, puisque en définitif elles finissent toujours par être profitables à Total, Carrefour, EADS, Sanofi et consort. Il faut donc remettre en cause le capitalisme avec les institutions de la Ve République anti-démocratiques et performantes au service de la bourgeoisie, au lieu d’appeler à les valider avec des élections partielles pour ne rien changer. Que la gauche choisisse Duflot, Mélenchon, Laurent ou Hollande, ce sont les restructurations industrielles, les aides publiques au capital, la suppression progressive des garanties sociales et la baisse des salaires qui tiendront le devant de la scène, quel que soit celui qui sera élu président. Avant l’élection on propose, et après c’est le capital qui dispose!

Primaire à gauche avec ou sans le PS?

Chacun sait aujourd’hui que la majorité issue des élections législatives sera conforme au résultat du 2ème tour des élections présidentielles ou à peu près (front républicain PS-Droite ou l’inverse). Les alliances politiques qui constituent la majorité de droite ou de gauche devront de toute façon se conformer aux orientations présidentielles pour gérer les intérêts des monopoles capitalistes (solidarité gouvernementale). C’est une incitation permanente au vote «utile», qui pérennise et sécurise le principe de la défense des intérêts de la bourgeoisie, avec la domination des partis les plus importants au service du capital, PS et Républicains. Le FN, loin de changer la donne, participe à alimenter la fausse opposition «droite-gauche», au fur et à mesure qu’il progresse en influence, et même lorsqu’il est en tête de tout les autres scores électoraux. Ainsi Cambadélis premier secrétaire du PS sait bien qu’avec ou sans son parti, primaire à gauche ou pas, le front républicain garantira la primauté soit au PS soit aux Républicains, et qu’il faudra bien que les partis de gauche fassent bloc derrière Hollande sous peine d’être privés d’avantages électoraux offerts par la majorité. La preuve par le PCF: renonce t-il à l’alliance avec le PS? N’a t-il pas appelé à voter Hollande au deuxième tour des présidentielles?…

Les frondeurs, roue de secours supplémentaire du PS

Les socialistes frondeurs répondent présent au rassemblement proposé par le PCF pour garantir la suprématie de la social-démocratie en toutes circonstances. Ainsi, dans tous les cas une primaire à gauche sans le PS sera quand même un point d’appui pour faire une réserve de voix pour le deuxième tour. Le PCF les Verts et les Frondeurs s’emploient donc à organiser un grand tapage médiatique au risque de faire passer sous silence les luttes des travailleurs contre les atteintes aux libertés, les CDI, les garanties sociales, les 35 heures, les salaires et la retraite.

Pour une véritable alternative révolutionnaire

La véritable question contournée par le réformisme de gauche est aujourd’hui de tout faire pour donner la parole aux travailleurs et à leurs organisations. Ce sens du rassemblement n’est nullement intégré par les partis de gauche actuellement, alors il faut le créer et se battre pour le faire exister. Pour rejeter la crise avec le capitalisme qui l’engendre, il faut une économie planifiée, contrôlée par les travailleurs. Pour cela les grands moyens de production, les administrations et les banques doivent immédiatement être collectivisées. La propriété privée des moyens de production et d’échange devra disparaître progressivement au profit de la propriété collective. Dans ces conditions, ce sont les revendications des travailleurs qui ouvrent la perspective de la construction du socialisme, basé sur la satisfaction des besoins. Ainsi la lutte revendicative et anticapitaliste constitue la véritable voie démocratique menant à la révolution et à la construction du socialisme.

Comment donc appréhender les présidentielles sans qu’elles empiètent sur les luttes sociales?

Il faut d’abord boycotter les élections présidentielles et privilégier les luttes au lieu de mener campagne pour un candidat pendant cette période. Les élections législatives peuvent par contre représenter un instant de la lutte contre le capital avec des candidats révolutionnaires. Dans ces conditions, les voix capitalisées par les candidats révolutionnaires serviront la mobilisation sociale et anticapitaliste. Avant comme après, et qu’ils soient élus ou pas, nos candidats seront un point d’appui majeur pour développer les luttes. Tout doit être mis au profit de l’organisation de la révolution socialiste, seul moyen véritable pour faire capoter la politique d’austérité du capital. Adhérer au Collectif «DEFENSE», c’est faire un pas vers ce dont on a le plus besoin: une alternative ouvrière révolutionnaire.

À PROPOS DE LA LETTRE OUVERTE DU PATRONAT AU GOUVERNEMENT

Un système à bout de souffle

Pour inverser la courbe du chômage, le patronat français exige la récupération des aides sociales et la suppression des «charges» au profit des entreprises privées sous prétexte de faciliter l’embauche. Pour Pierre Gattaz, président du MEDEF, il faut «faciliter la création d’emplois en exigeant de passer d’une «gestion sociale du chômage» à une politique économique de l’emploi». La vérité est que le capitalisme ne peut plus s’accommoder des acquis sociaux, et que son système économique s’avère incapable de préserver dans l’avenir quelques garanties sociales que ce soit aux travailleurs. En effet, la concurrence «libre et non faussée», la compétitivité et les rivalités impérialistes qui caractérisent les lois du  marché international, imposent aux capitalistes une accumulation de plus en plus lourde qu’il convient de rentabiliser à toute force sous peine de disparaître. La casse industrielle alimente de cette façon un chômage massif, que le patronat veut retourner contre les travailleurs, pour dévaloriser leurs salaires et leurs revenus, afin de rentabiliser l’accumulation de la plus-value extorquée, produite par le surtravail.

Ainsi, l‘exploitation du travail salarié ne suffit plus pour rentabiliser le profit à notre époque et le patronat revendique la suppression des «charges», la modification du contrat et du code du travail. Pourtant, le crédit impôt compétitivité qui exonère le patronat sur les salaires élevés jusqu’à 1,5 fois le SMIC, le pacte de responsabilité et les 275 milliards de cadeaux annuels aux entreprises affaiblissent déjà considérablement le budget national endetté à la hauteur des richesses annuelles produites. Mais quelle ingratitude du patronat vis-à-vis de l’État bourgeois qui, entre le PS et la droite au gouvernement, n’a de cesse de remplir les caisses des monopoles capitalistes. Le capital lutte pour sa survie; en conséquence, il veut un contrat de travail «agile» qui plafonne les indemnités prudhommales pour les lier à l’ancienneté, soumettre les travailleurs à la situation de l’entreprise ou la réalisation de projet avec la liberté de licencier, une exonération totale de cotisations sociales, une exonération pour tout recours en alternance (apprentis ou stagiaires). Enfin, il demande des aides supplémentaires pour l’embauche de chômeurs de longue durée mais formés. Le capital prétend que «coût du travail», fiscalité et complexité constituent encore des obstacles majeurs à la compétitivité et veut un CDI aménagé converti en CDD de longue durée pour faciliter les licenciements collectifs et individuels en fonction de la situation de l’entreprise en toute légalité. La lettre ouverte stipule également que tous les partis politiques signeraient enfin la mobilisation contre le chômage.

Un système inaménageable

Alors quel démenti cette lettre, pour tous ceux qui prétendent adoucir le sort des travailleurs en conservant le capitalisme! Quelle gifle pour les champions du partenariat social! Quelle déception pour les idéalistes qui croient à l’Europe sociale par l’aménagement de la BCE, comme si l’échec de SYRIZA en Grèce n’était déjà pas suffisant. Mais que dire de ceux qui veulent légitimer l’État bourgeois en demandant une primaire à gauche pour les prochaines élections présidentielles? L’ «économiste» Piketty, avec Cohn-Bendit, l’ancien révolutionnaire soixantehuitard recyclé et repenti, certains partis de la gauche réformiste, s’engagent ainsi dans une bataille qui réhabilite le présidentialisme de la Ve République. Pourtant, ces politiciens devraient savoir que la politique est un concentré de l’économie, par conséquent vouloir faire une primaire à gauche pour les présidentielles n’est pas de nature à inquiéter le capital, car cela revient à soutenir l’État bourgeois avec sa constitution et sa justice de classe qui promulgue chez Goodyear l’impunité pour les monopoles casseurs d’emplois et la prison pour les travailleurs.

Ce système est à bout de souffle sur le plan économique et utilise la violence politique contre les syndicalistes car il ne peut plus se contenter des conditions économiques actuelles, pas plus que les travailleurs ne veulent continuer à être exploités. Les solutions ne se trouvent donc pas dans le rassemblement de sommet voulu par le PCF et la gauche (bobo) qui veut sauver la social-démocratie, mais dans la révolution pour la construction du socialisme.

«Déchéance de la nationalité»: quel est le mobile?

Le gouvernement Hollande qui répond aux exigences du MEDEF continue le droitisme de sa politique. En opposant le front républicain au front national, Hollande appel à l’unité nationale en resserrant les rangs de la bourgeoisie. Tous unis autour d’une même cause «le profit» mis sous la perfusion d’une guerre impérialiste prévue pour durer et visant avec ses effets collatéraux, les libertés et les garanties sociales des travailleurs. La décision de déchoir de la nationalité les bi-nationaux accusés de terrorisme est un projet imbécile, si l’on l’isole d’une révision constitutionnelle, visant à réduire toutes les libertés démocratiques acquises de haute lutte par les travailleurs. En effet comment peut-on considérer cette mesure comme punitive à l’égard de ceux qui sont prêt à mourir pourvu qu’ils tuent autour d’eux! En vérité, cette mesure, qui rejoint les idées de l’extrême-droite, a un double objectif. Le premier est d’adapter la constitution actuelle aux lois Macron remettant en cause le Code du travail et imposer davantage de flexibilité aux travailleurs avec de nouveaux sacrifices sociaux. Prolonger l’état d’urgence sous prétexte de l’état de guerre pour contenir les luttes sociales, participe aux objectifs réels de l’Etat bourgeois auquel Hollande et Valls sont soumis. Le deuxième objectif est purement politique, car la déchéance de la nationalité permet de soustraire le PS de ses responsabilités dans la majorité gouvernementale, pour ne point assumer devant les masses la trahison social-démocrate de la politique Hollande-MEDEF. Plus encore, toute la gauche réformiste fait bloc autour des frondeurs, du flot de membres du PS qui rendent leurs cartes à cause de la déchéance concernant les bi-nationaux. Un nouveau «programme commun» baptisé « front populaire » va alors pouvoir se redessiner avec le PCF (selon ses souhaits), Front de gauche, les verts et la plupart des socialistes «déçus», pour sauver la social-démocratie qui a déjà fait tant de mal aux travailleurs. Des mouvements tels «Nous sommes le PS» sont lancés contre Manuel Valls, des élus se joignent à la fronde, non pas contre l’allongement des départs à la retraite, ni contre la suppression des CDI dans les entreprises, ni contre la régression sociale ou les guerres, mais contre cette seule mesure de la déchéance nationale. Jean-Marc Ayrault, Aurélie Filippetti, Anne Hidalgo, Martine Aubry, Julien Dray et même François Rebsamen, soutien indéfectible du tandem Hollande-Valls, s’y mettent… «Valls nous tue pour se construire sur notre mort» dit Charlotte Picard, membre du Conseil national du PS. En réalité Valls essaie de sauver le PS avec la gauche réformiste pour ne pas tuer la trahison centenaire de la social-démocratie. Pour marquer la différence entre le gouvernement Valls et la gauche réformiste, la fronde obtiendra-t-elle «la déchéance pour tous»? Ce compromis est possible, mais ne remet nullement en cause les objectifs du capital contre les libertés, car avec ou sans division entre Français dits « de souche » et Français d’origine étrangère, ce sont les travailleurs qui sont socialement visés.

Pour en finir avec le capitalisme pourrissant et les magouilles politiciennes, vive la révolution socialiste!