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«Déchéance de la nationalité»: quel est le mobile?

Le gouvernement Hollande qui répond aux exigences du MEDEF continue le droitisme de sa politique. En opposant le front républicain au front national, Hollande appel à l’unité nationale en resserrant les rangs de la bourgeoisie. Tous unis autour d’une même cause «le profit» mis sous la perfusion d’une guerre impérialiste prévue pour durer et visant avec ses effets collatéraux, les libertés et les garanties sociales des travailleurs. La décision de déchoir de la nationalité les bi-nationaux accusés de terrorisme est un projet imbécile, si l’on l’isole d’une révision constitutionnelle, visant à réduire toutes les libertés démocratiques acquises de haute lutte par les travailleurs. En effet comment peut-on considérer cette mesure comme punitive à l’égard de ceux qui sont prêt à mourir pourvu qu’ils tuent autour d’eux! En vérité, cette mesure, qui rejoint les idées de l’extrême-droite, a un double objectif. Le premier est d’adapter la constitution actuelle aux lois Macron remettant en cause le Code du travail et imposer davantage de flexibilité aux travailleurs avec de nouveaux sacrifices sociaux. Prolonger l’état d’urgence sous prétexte de l’état de guerre pour contenir les luttes sociales, participe aux objectifs réels de l’Etat bourgeois auquel Hollande et Valls sont soumis. Le deuxième objectif est purement politique, car la déchéance de la nationalité permet de soustraire le PS de ses responsabilités dans la majorité gouvernementale, pour ne point assumer devant les masses la trahison social-démocrate de la politique Hollande-MEDEF. Plus encore, toute la gauche réformiste fait bloc autour des frondeurs, du flot de membres du PS qui rendent leurs cartes à cause de la déchéance concernant les bi-nationaux. Un nouveau «programme commun» baptisé « front populaire » va alors pouvoir se redessiner avec le PCF (selon ses souhaits), Front de gauche, les verts et la plupart des socialistes «déçus», pour sauver la social-démocratie qui a déjà fait tant de mal aux travailleurs. Des mouvements tels «Nous sommes le PS» sont lancés contre Manuel Valls, des élus se joignent à la fronde, non pas contre l’allongement des départs à la retraite, ni contre la suppression des CDI dans les entreprises, ni contre la régression sociale ou les guerres, mais contre cette seule mesure de la déchéance nationale. Jean-Marc Ayrault, Aurélie Filippetti, Anne Hidalgo, Martine Aubry, Julien Dray et même François Rebsamen, soutien indéfectible du tandem Hollande-Valls, s’y mettent… «Valls nous tue pour se construire sur notre mort» dit Charlotte Picard, membre du Conseil national du PS. En réalité Valls essaie de sauver le PS avec la gauche réformiste pour ne pas tuer la trahison centenaire de la social-démocratie. Pour marquer la différence entre le gouvernement Valls et la gauche réformiste, la fronde obtiendra-t-elle «la déchéance pour tous»? Ce compromis est possible, mais ne remet nullement en cause les objectifs du capital contre les libertés, car avec ou sans division entre Français dits « de souche » et Français d’origine étrangère, ce sont les travailleurs qui sont socialement visés.

Pour en finir avec le capitalisme pourrissant et les magouilles politiciennes, vive la révolution socialiste!

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