COLLECTIF "DÉFENSE"

Accueil » Actualités » TRACT DU COLLECTIF CONTRE LA REFORME DU CODE DU TRAVAIL

TRACT DU COLLECTIF CONTRE LA REFORME DU CODE DU TRAVAIL

Pour contrebalancer la réforme Hollande-Valls-MEDEF sur le Code du travail, le Collectif «DEFENSE» appelle les travailleurs à se syndiquer massivement!

Le but de la réforme El Khomri est de donner tous les moyens au patronat pour contourner les syndicats. Ce plan contre le Code du travail que le Conseil des ministres s’apprête à ratifier, veut renforcer le système monarchique déjà en vigueur dans les entreprises pour déréglementer le temps de travail, quitte à entraîner des problèmes de santé et remettre en cause la vie personnelle et familiale des salariés. Les 35 heures volent en éclat, cette réforme va privilégier la négociation au niveau de l’entreprise et faire sauter le verrou qui interdisait de faire des heures supplémentaires au-delà de 48 heures hebdomadaires. Désormais, le dépassement pourra atteindre plus de 60 heures en cas de circonstances favorables à l’entreprise. En plus, le forfait concernant les cadres sur 235 jours par an de travail sans comptabiliser le nombre d’heures supplémentaires effectuées va maintenant pouvoir être appliqué aux salariés sans qu’un accord collectif ne l’autorise. Ainsi, le patron pourra augmenter le temps de travail et baisser les salaires dans le cadre d’un plan en vue de la «préservation de l’emploi», et si les salariés refusent, l’«employeur» pourra les licencier. Et pour corser le tout, les indemnités prud’homales seront plafonnées. L’augmentation du temps de travail non payé qui fournit au capitaliste une plus-value absolue fera donc force de loi. C’est dire combien cette réforme est réactionnaire, anti-ouvrière et anti-démocratique.

Une attaque anti-syndicale majeure

Les accords d’entreprises pourront être validés si 50% des syndicats représentatifs les signent, mais attention! En relevant le seuil qui était de 30% à 50%, le projet supprime le droit d’opposition des syndicats majoritaires. Un accord signé par des syndicats représentant 30% des salariés pouvait être contesté par ceux qui en représentaient beaucoup plus; ce droit est désormais caduc. En fait, si l’accord n’obtient pas de majorité, un syndicat «maison» peut déclencher le processus référendaire. Donc, si des salariés sensibles au chantage patronal, par peur de perdre leur emploi, votent l’accord à plus de 50%, il sera appliqué à tout le monde. Ainsi, sous couvert de «démocratie directe» qui en fait ne peut être qu’un vulgaire chantage social, l’Etat bourgeois délégitime tous les syndicats. Le gouvernement PS (Hollande Valls Macron Ayrault et consort) aura tout fait pour neutraliser la classe ouvrière de France, pour l’empêcher d’organiser un mouvement révolutionnaire. Comme depuis ses origines, l’Etat bourgeois, qui a toujours eu peur des travailleurs, réinstalle progressivement la loi «Le Chapelier» de juin 1791 qui interdit les organisations ouvrières.

Les députés du Front de Gauche (GDR) et les sénateurs du groupe «communiste» ont dénoncé dans un communiqué commun le projet «d’éradication du droit du travail». Pourtant, cette posture ne parvient pas à trouver sa légitimation car dans le même temps, le PCF, qui continue à s’appuyer sur le PS dans la perspective des élections présidentielles, brandissant une primaire à gauche pour le premier tour et en vue d’un ralliement pour le deuxième, continue à proposer l’aménagement économique d’un capitalisme historiquement pourrissant et agonisant. En effet, alors qu’en France la crise économique persiste malgré les restrictions sociales, les privatisations et les cadeaux somptueux offerts par l’Etat au capital (275 milliards par an), le PCF persiste à vouloir poser un cautère sur une jambe de bois. C’est le pays des «bisounours» qui est idéalisé par ce parti qui a abandonné la révolution et la référence au socialisme. «Il ne faut plus que les entreprises choisissent en fonction de ce que les investissements pourraient rapporter aux actionnaires», nous disent ses permanents et ses élus. «Les banques doivent privilégier les investissements répondant à des critères sociaux et environnementaux». Mais quelle image la gauche réformiste véhicule du capitalisme exploiteur impérialiste et guerrier? Il faut arrêter de tromper les travailleurs et engager nos luttes en faveur d’un mode de production à propriété collective pour une répartition sociale. Pour cela, il faut parvenir au renversement de l’Etat bourgeois par la lutte révolutionnaire, économique et politique, imposer une planification démocratique avec contrôle ouvrier après la révolution socialiste. Dans l’immédiat, le Collectif «DEFENSE» appelle les travailleurs a prendre leurs affaires en main, à intégrer les syndicats en se les réappropriant pour mettre en échec la régression Hollande-Valls-MEDEF, à organiser des grèves locales et générales en luttant sans laisser de répit au patronat. Les travailleurs qui adhéreront au collectif renforceront ainsi la lutte anticapitaliste et le syndicalisme pour faire plier la bourgeoisie.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :