COLLECTIF "DÉFENSE"

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DÉFERLANTE ANTICOMMUNISTE: MÊME L’HUMANITÉ HURLE AVEC LES LOUPS!

L’Union Européenne tente de faire du 23 août la «journée européenne de commémoration des victimes des régimes totalitaires». À cette occasion, des campagnes de propagande sont déversées pour criminaliser le communisme, les luttes passées et présentes de la classe ouvrière et des peuples contre le capital. Dans ses «Séries d’été», l’ancien journal du PCF l’Humanité y va également de sa plume pour salir les heures de gloire du mouvement ouvrier, de ses figures et bien sûr du socialisme en URSS. 

Dans le numéro du 22, François Giacomini critique avec force et véhémence un article du rédacteur en chef de l’humanité René Andrieux du 14 avril 1961, sur le vol de Youri Gagarine dans l’espace. La verve de ce professeur présenté comme «historien» ne parvient pas à masquer sa détermination politique contre le socialisme et l’Union soviétique. Frappé d’amnésie sur l’histoire de l’URSS, il n’admet pas le chemin parcouru par la Russie depuis la révolution de 1917, alors il ne réfléchit plus, il crache, ou plutôt il vomit toute la haine du capitalisme sur le socialisme. Selon lui, le prodigieux exploit de Youri Gagarine n’est pas une bonne comparaison dans le contexte de la «rivalité» américano–soviétique. Il prétend alors que l’URSS, «seize ans après la deuxième Guerre mondiale qui l’a plongée dans un désastre démographique et économique», ne pouvait pas dépasser les Etats-Unis qui eux, étaient sortis renforcés du conflit. C’est justement sur ce point  qu’il y a lieu de donner raison à René Andrieux qu’il cite: «Non, ce n’est pas un hasard si l’URSS affirme une fois de plus et avec quel éclat, sa supériorité dans la compétition pacifique avec le système capitaliste». En effet, Giacomini oublie dans sa démonstration «économiste» que l’URSS, depuis la bataille de Stalingrad, a imposé seule des reculs successifs à l’armée hitlérienne sur son territoire. Dans le contexte de la guerre mondialisée de 1940-1945, les Américains se sont fait distancer par l’offensive militaire de l’URSS et intervinrent en débarquant sur les côtes françaises pour empêcher la libération totale de l’Europe par l’Armée rouge et stopper la montée de l’influence des communistes. Alors pourquoi ignorer l’évidence historique de la supériorité militaire du socialisme sur le fascisme lors de la Deuxième Guerre mondiale, pourquoi ne pas reconnaître la maîtrise technologique de l’URSS, renforcée par la volonté militante des travailleurs et des communistes, dans la reconstruction du pays? Voilà la supériorité du socialisme sur le capitalisme qui s’étend dans tous les domaines! Pourtant, Giacomini n’en a cure; il préfère accuser la période «stalinienne» en dénonçant les «répressions de masse» car en fait il a choisi son camp dans le conflit révolutionnaire, celui du capitalisme. Le Collectif DÉFENSE rend hommage, dans ce débat, à René Andrieux comme à d’autres qui ont défendu toute leur vie le socialisme et l’URSS dans les colonnes de ce journal, tels Georges Soria, Fernand Grenier, Henri Alleg… Andrieux rappelait entre autres qu’en 40 ans, la production industrielle en URSS a été multipliée par 40, qu’il y avait avant la révolution de 1917 80% d’illettrés en Russie, alors que le pays produisait après la guerre chaque année plus de 120.000 ingénieurs. Les ennemis de socialisme sont toujours du même côté de la barrière de classe, que ce soit hier à Prague, en Hongrie… ou aujourd’hui. Contre les guerres impérialistes et la régression sociale, les petits-bourgeois qui sortent des écoles prestigieuses n’admettront jamais que le prolétariat puisse s’émanciper pour diriger à leur place, promouvoir l’égalité avec le socialisme. Une fois de plus, nous constatons que les pages du journal l’Humanité, devenu pourtant indépendant d’un parti qui a abandonné la référence au socialisme, ouvre finalement ses colonnes aux anticommunistes.

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HOMMAGE À JEAN SANITAS

Nous avons appris le décès de Jean Sanitas, écrivain, journaliste, ancien Résistant antifasciste, communiste et ami de l’Union soviétique. Il est de ceux qui ont mené la lutte contre la social-démocratisation du PCF, en rejoignant la Coordination Communiste, puis pour la reconstruction d’un Parti communiste révolutionnaire à l’URCF, dont il sera membre du Comité Central et directeur de publication du journal Intervention Communiste.

Jean fut marqué par l’occupation hitlérienne, dans la région de Clermont Ferrand dont il est originaire, et par la lutte armée à la quelle, malgré son jeune âge, il prit part. Il y a consacré plusieurs livres, dont « Un jour et une nuit » dans lequel il relate son arrestation et les actes de torture dont il fut victime dans les locaux de la Gestapo, sans révéler aucune information aux bourreaux; « Aimez-vous Wagner? » roman Jean Sanitasinspiré de la Résistance en Auvergne. Son père et son frère tombèrent en martyrs, lui parvint à s’échapper de justesse.

Ses multiples visites à l’étranger et notamment en URSS avaient renforcé sa conviction de la supériorité du socialisme sur le capitalisme. Jusqu’au bout, il consacra sa vie à la cause de la révolution et à la mémoire de la Résistance armée contre le nazisme.

Les militants du Collectif DÉFENSE s’associent à l’hommage qui lui est rendu et réaffirment leur détermination à suivre son exemple dans la lutte pour la révolution socialiste.