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L’État américain a choisi Trump

Il était temps que les élections présidentielles arrivent pour masquer l’obsolescence du capitalisme aux Etats-Unis. Le FBI a bien joué son rôle pour semer le trouble dans les esprits des électeurs. Il fallait non pas le meilleur des candidats mais le moins corrompu. Cet appel en faveur du vote «anti-système» donc été profitable à Donald Trump.

La reprise américaine depuis la crise des subprimes s’est faite par l’investissement en spoliant  socialement les travailleurs et la population non possédante. Sur 324 millions d’Américains, on peut dénombrer 46,5 millions de pauvres dont font partie 25% des enfants, ainsi avec 15% des très pauvres, 600.000 familles sont sans abris. Déjà en 2009, 18 millions de personnes recevaient des coupons alimentaires. Aujourd’hui, 50% des Américains sont au seuil du revenu médian et éprouvent d’énormes difficultés à vivre, se soigner, se loger… Le nombre de personnes incapables de s’alimenter normalement atteint 50 millions en 2014.

Ainsi, Trump a été choisi par l’État bourgeois américain pour éviter une explosion sociale due au mécontentement massif de la population contre le système.

Hillary Clinton a été obligée de mettre un coup de barre à gauche pour tenir compte de succès de la campagne de Bernie Sanders, un social-démocrate du style de Montebourg pour sa démagogie, mais qui a donné de l’espoir aux gens de gauche au cour des primaires démocrates.

Donald Trump n’hésite pas à exprimer son opposition au libre-échange pour concurrencer Clinton dans sa démagogie. Ainsi, Trump définit la nouvelle politique au service des monopoles US.

Pour la politique étrangère, il veut que les alliés des USA paient davantage leur adhésion à l’oTAN en fonction de leur sécurité. Si ce n’était pas le cas, il menace de sortir de l’alliance. Il prône l’isolationnisme et axe l’antagonisme US contre le terrorisme et les flux migratoires. Il parle de relâcher la dissuasion envers la Russie car les États-Unis veulent dans un premier temps se partager la domination du monde avec les impérialistes les plus puissants, casser la mondialisation et exacerber la concurrence économique contre l’Union Européenne et les pays les moins développés. À travers Trump, les USA se prononcent pour la destruction de l’ «État Islamique» sans consultation préalable des pays concernés, tout en laissant la Russie Régler la question syrienne.

Pour lutter contre le terrorisme, Trump propose d’autoriser la torture et d’interdire aux musulmans d’entrer aux USA. Il appelle à l’édification d’un mur de 1000 km à la frontière avec le Mexique, payé par ce dernier. Mettre en place une administration musclée pour expulser 11 millions d’immigrants, revenir sur le droit du sol qui permet à quelqu’un né aux USA d’en obtenir la nationalité.

Il déclare vouloir abroger la loi sur l’assurance santé dite Obamacare, adoptée en 2014, pour inciter les gens à s’assurer par leurs propres moyens et propose de déduire le montant de la cotisation de leurs impôts. Mais il autorise Medicare à négocier les tarifs avec les laboratoires.

Trump propose des réductions d’impôts pour les familles et un congé maternité, mais veut interdire l’avortement pour «préserver la vie de l’embryon». Il se prononce pour l’autodéfense et la vente libre des armes.

Le libéralisme économique serait abandonné pour engager les USA dans un redressement  étatique au profit des capitalistes étatsuniens à la tête des très grosses sociétés. C’est le retour du capitalisme monopoliste d’État. 1000 milliards de dollars seraient consacrés au développement des infrastructures et s’appuieraient sur des partenariats public-privés. L’impôt fédéral passerait de 39,6% à 33%, l’impôt sur les sociétés serait abaissé à 15% contre 35% actuellement, et la taxe foncière supprimée.

Trump propose de distribuer les cadeaux tous azimuts et de relever le salaire inimum de l’ouvrier de 7,25 à 10 dollars alors qu’il estimait en 2015 qu’il était trop élevé.

Il promet la remise en cause des accords de libre-échange (ALENA) et du partenariat transatlantique (TTIP)  en écartant les délocalisations.

Mais ce qu’il faut retenir au travers de ce déversement électoral clientéliste, c’est un changement de stratégie économique en faveur de la suprématie de l’impérialisme américain, ce qui ne serait être sans conséquence sur le reste du monde.

Le capitalisme est à son stade ultime et pourrissant, et sur l’ensemble de la planète il se bat pour sa survie. La stratégie américaine démontre cette analyse et cela va développer des crises au niveau de l’ensemble des pays capitalistes. La classe ouvrière doit relever le défi, renverser les maillons faibles, casser l’État bourgeois et développer la révolution socialiste.

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