COLLECTIF "DÉFENSE"

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Débat sur l’égalité hommes-femmes, Saint-Denis le 28 janvier 2017

Pour l’égalité hommes-femmes, contre les discriminations au travail, la répression anti-syndicale.

Les candidats à l’élection présidentielle dissertent sur l’emploi, la sécurité, l’égalité… Mais l’économie telle qu’elle est dominée par la bourgeoisie, dissimule la véritable nature de l’exploitation capitaliste avec un temps de travail non payé exigé. Demain, ces mêmes politiciens, s’ils sont élus, nous diront que pour stimuler la reprise économique, il faudra toujours en donner plus aux exploiteurs. Notre Collectif DÉFENSE appelle à donner un suivi efficace aux luttes, pour l’égalité hommes-femmes et une politique du plein emploi qui répartit la richesse pour servir le développement social et non le profit capitaliste.

Luttons-participons-agissons-décidons en défendant la cause des travailleurs et non celles des politiciens et des exploiteurs.

RAPPORT INTRODUCTIF

Les femmes travailleuses, celles qui contribuent, aux côtés des hommes travailleurs, à la création des richesses, à la production, sont confrontées à une surexploitation féroce et à une oppression sociale aux quatre coins du globe. Depuis la fameuse «chute du mur», que tous les exploiteurs et traîtres au mouvement ouvrier ont célébrée, le capitalisme répand sa crise dans le monde entier, avec son lot de restructurations détruisant l’emploi par milliers, ses guerres, ses atteintes à l’environnement, sa vague de régression des libertés et des acquis sociaux. La femme est particulièrement touchée dans ses droits, son intégrité, sa dignité, livrée aux idéologies religieuses obscurantistes réactionnaires.

En France, pays de l’égalité qui, paraît-il, constitue un modèle pour les peuples du monde, le taux d’emploi des femmes est de 60,2% alors qu’il s’élève à 68,1% pour les hommes. Récemment, des organisations féministes, menées par le collectif «Les Glorieuses», ont lancé une campagne sur le «travail gratuit» effectué par les femmes, qu’elles définissaient d’après la différence entre les revenus des femmes et ceux des hommes, ces derniers étant en moyenne supérieurs de 14% (d’après Eurostat). La campagne annonçait donc qu’à partir du 7 novembre 2016 à 16h34 minutes et 7,5 secondes, jusqu’à la fin de l’année, les femmes travaillent pour ainsi dire gratuitement, parce qu’à cette date les hommes avaient déjà perçu l’équivalent de la totalité des revenus annuels des femmes. Or, si l’on peut déduire de ce constat qu’effectivement les femmes touchent un salaire inférieur, il faut aller plus loin si l’on veut avoir une idée réelle de l’exploitation. En effet, l’économie telle qu’elle est enseignée par la classe dominante, dissimule la véritable nature de l’exploitation capitaliste; car s’il est exact qu’il existe une part du temps de travail qui n’est pas payée, cela concerne aussi bien celui des travailleurs que celui des travailleuses!

Ainsi, Karl Marx avait expliqué il y a déjà plus d’un siècle et demi, que le salarié ne perçoit pas la totalité de la valeur qu’il produit par son travail. Le salaire représente une petite partie de celle-ci, qui lui permet de vivre pour renouveler sa force de travail et reproduire son espèce. Mais la plus grande partie de la richesse qu’il produit est accaparée par la classe capitaliste (qui possède les entreprises et dirige, en définitive, l’État) sous forme de profit. Si l’on décrit l’exploitation en fonction du temps de travail sur une journée par exemple, on constate qu’une petite partie de la journée, en moyenne les 3 ou 4 premières heures, servent à produire l’équivalent de ce qui est nécessaire à l’ouvrier ou à l’ouvrière pour vivre (son salaire journalier), et que le reste du temps est consacré à produire une plus-value destinée au patron. Cet exposé très simplifié permet déjà de comprendre le principe de l’exploitation dans la société capitaliste, qui découle de la propriété privée des moyens de production et d’échange (entreprises, machines, banques…) par la classe bourgeoise, et, en face, de ce qu’on appelle le prolétariat, qui regroupe les hommes et les femmes qui ne possèdent comme marchandise que leur force de travail et donc obligés d’échanger cette force de travail contre un salaire.

Si l’on assimile cela, en dépit de la force de l’idéologie de la classe dominante qui présente le salariat comme «un échange d’égal a égal entre le patron qui «donne du travail» et le salarié qui doit s’estimer heureux d’avoir une place en regard de ce qu’il coûte à l’employeur», il devient évident que l’exploitation touche tous les travailleurs, hommes et femmes. Les femmes produisent cependant plus de plus-value parce que leurs salaires sont plus faibles. Ceci s’explique par la non-reconnaissance par le capital de certaines caractéristiques naturelles, de moindres possibilités de faire des études longues en raison de la maternité. N’oublions pas non plus la difficulté à trouver un emploi à responsabilités élevées parce que le capital considère comme un inconvénient de devoir accorder un congé de maternité, problème qui se pose moins s’il emploie un salarié homme…

D’après un article récent paru dans la presse, c’est dans la branche de la métallurgie que la proportion de femmes au SMIC est la plus grande (39%, alors qu’elles n’y représentent que 14% des salariés), parce qu’il y a moins de cadres féminins, et plus de CDD chez les femmes.

Le personnel hospitalier féminin s’est mis en grève le 8 novembre dernier pour protester contre les conditions infernales de travail, le sous-effectif, la précarité, la destruction du service public de santé par la loi Hôpital Patients Santé Territoire et la «loi santé», le plan d’économie de 3,5 milliards dans les hôpitaux, bien sûr au détriment des patients… Le gouvernement au service du capital prévoit 22.000 suppressions de postes dans la fonction publique hospitalière en 2017.

Le personnel féminin fait partie des plus exploités. Or, du côté des partis dits de gauche, on ne voit que des appels au gouvernement à entendre la colère des infirmières, et des promesses d’un changement de politique si la gauche rassemblée sur un programme de transformation sociale (mais sans remise en cause du capitalisme), remporte l’élection présidentielle. Mais il n’est pas possible de s’en remettre à ceux qui ont impulsé et soutenu l’introduction du capital privé dans les services publics pour espérer obtenir la satisfaction de nos revendications. Le capitalisme n’est pas aménageable; il a pour seul but le profit maximum et immédiat. La concurrence l’oblige à réduire les coûts, à diminuer les salaires et précariser le travail pour maintenir ses taux de profits. Le programme de fillon est celui du capital: imposition de la semaine de 39h, accélération de la privatisation des services publics, attaques contre la sécu… La gauche n’y fera pas obstacle en promettant des réformes inapplicables sous le capitalisme. Il est donc nécessaire de prolonger les luttes dans le débat politique pour transformer la société, renverser le capitalisme.

Un autre aspect de l’inégalité, souligné aussi dans la campagne des Glorieuses, est ce que Friedrich Engels, ami de Marx avec qui il a travaillé à l’élaboration de la théorie révolutionnaire, qualifiait de double exploitation de la femme, en ce sens qu’en plus d’être exploitée comme travailleuse à l’entreprise, elle doit aussi assurer les tâches ménagères. Depuis l’époque de Marx, les choses ont un peu progressé en Occident sous l’effet des luttes et de la modernisation de l’équipement ménager et du confort des logements, mais de nombreuses femmes subissent encore la mentalité rétrograde, transmise par la famille, la société au moyen de la littérature, des médias…, l’obligeant à se consacrer parfois entièrement aux tâches domestiques. Il en est de même pour la garde des enfants par rapport au manque de places de crèche qui les contraint souvent à sacrifier leur vie professionnelle. Ainsi, le temps partiel, majoritairement non librement choisi, concerne 30,4% des femmes contre 8% des hommes (INSEE).

La femme qui ne travaille pas ne peut pas être libre, puisqu’elle sera alors dépendante des revenus de son mari. 13,795 millions de femmes font partie de la population active en France, soit 48% du total (INSEE, 2015).

Les causes de l’oppression de la femme et l’inégalité entre les sexes sont en premier lieu économiques. Elles ont pour origine les modes de production basés sur la propriété et l’exploitation, qui ont façonné au cours de l’Histoire les structures des sociétés qui se sont succédé: esclavagisme, féodalisme, capitalisme. Avant l’apparition de la division des sociétés en classes, il existait, dans les sociétés primitives, un «communisme primitif», qui ne connaissait ni la propriété, ni le salariat. La polygamie et la polyandrie y co-existaient. Il existait des sociétés matriarcales, non pas au sens de la domination des hommes par les femmes, mais dans lesquelles les femmes jouaient le rôle économique principal de chef de la cellule familiale et étaient tenues en très haute estime de par leur rôle de mère. Le passage au patriarcat est lié à la dissolution de la société gentilice (autre nom du communisme primitif) au profit de l’apparition de la propriété et de l’introduction de l’esclavage. Le patriarcat perdura sous le féodalisme et le capitalisme.

La bourgeoisie a toujours tout mis en oeuvre pour diviser les travailleurs selon leur sexe et à opposer leurs luttes. Le puritanisme, qui a imprégné le discours religieux et régné dans la plupart des sociétés basées sur l’exploitation du travail, masque les objectifs réels de l’exploitation capitaliste.

La lutte pour le suffrage universel et le droit de vote des femmes a rencontré l’opposition farouche des classes exploiteuses. Même dans les vieux partis de la social-démocratie, au début du vingtième siècle, certains opportunistes considéraient qu’il ne fallait pas mettre en avant la revendication du droit de vote des femmes avant d’avoir obtenu le droit de vote universel pour les hommes. À cela la dirigeante social-démocrate allemande Klara Zetkin répondait qu’au lieu d’affaiblir ainsi le mouvement populaire, il fallait au contraire le renforcer par l’apport de la lutte des femmes et de leurs revendications qui étaient communes à celles des travailleurs.

L’idéologie la plus pernicieuse, avancée dans la fameuse campagne des «ABCD de l’égalité» avant que le projet soit retiré, sous le couvert du modernisme et de la rupture avec les stéréotypes rétrogrades, est celle qui prétend effacer toute différence entre hommes et femmes, présentant le genre uniquement comme une construction de la société, sans lien avec les caractéristiques biologiques de chaque sexe. Il est évident qu’on doit refuser les stéréotypes prétendant cantonner la femme à la procréation et dans un rôle de mère au foyer. Mais en niant les spécificités de la femme au nom de l’égalité, on en arrive à justifier le travail de nuit des femmes, à abandonner la revendication de son interdiction, alors que de nombreuses études démontrent sa nocivité pour les hommes comme pour les femmes. De même, de nombreuses luttes dont était porteur le mouvement des femmes sur le plan des aides et des droits à congés pour l’éducation des enfants, la famille, sont abandonnées sous prétexte que cela contribuerait à enfermer les femmes dans les stéréotypes réactionnaires. D’autre part, l’enseignement de cette idéologie à l’école risquerait de laisser les jeunes filles non préparées à leur futur rôle de mère.

Le sort des femmes immigrées, confrontées à la misère qui est le lot des couches populaires, au racisme institutionnel et patronal, à l’exploitation, à leur statut qui les prive de droits élémentaires, est peu enviable. Elle sont souvent confrontées aux traditions et structures familiales réactionnaires entretenues à l’époque par la colonisation et aujourd’hui par l’impérialisme. Les partis ouvriers et les syndicats, qui ont longtemps négligé d’organiser les travailleurs immigrés et précaires et de les intégrer aux luttes de leurs frères français, n’ont pas rattrapé leur retard dans ce domaine. C’est qu’au lieu de défendre les revendications des travailleurs contre le capital, les directions des organisations syndicales misent sur le soi-disant dialogue social et étouffent dans l’oeuf les luttes et leur extension. L’égalité est une bataille de classe, elle nécessite de combattre le système, de le renverser. Les femmes ne peuvent pas obtenir l’égalité au foyer si elles ne mènent pas cette bataille contre le capitalisme. Il ne peut y avoir d’égalité dans la société entre hommes et femmes tant qu’existe l’exploitation capitaliste.

«On ne peut pas assurer de liberté véritable, on ne peut pas bâtir de démocratie – sans parler de socialisme -si l’on n’appelle pas les femmes au service civique, au service dans la milice, à la vie politique, si l’on ne les arrache pas à l’atmosphère abrutissante du ménage et de la cuisine.». C’est ce qu’écrivait Lénine dans ses Lettres de loin, 3ème lettre, Zürich, en mars 1917. La Révolution d’Octobre 1917, en renversant les classes exploiteuses et en donnant le pouvoir à la classe ouvrière en alliance avec les masses paysannes pauvres, révolutionna toute la vielle société et renversa ses institutions patriarcales réactionnaires: le pouvoir de l’Église, l’institution de la famille bourgeoise, l’école réservée aux membres des classes possédantes… La Russie soviétique instaura, des décennies avant la plupart des pays dits civilisés, le droit de vote et d’éligibilité pour les femmes, le droit au divorce. (En France, seuls les communistes ont mené la bataille du droit de vote des femmes, obtenu seulement le 21 avril 1944 sur l’initiative de Fernand Grenier). Elle assura l’égalité pleine et entière d’accès à tout ce que la société allait offrir en matière d’enseignement, de formation professionnelle, de droit au travail y compris aux emplois interdits aux femmes dans les pays capitalistes, à la participation à la politique et à l’édification de la société nouvelle. L’avortement fut légalisé en 1920. La mobilisation des femmes jusqu’aux avant postes dans la lutte révolutionnaire, dans la défense de la patrie contre l’intervention armée étrangère et la contre-révolution des Blancs, dans l’édification du socialisme, puis dans la guerre de défense contre l’agression hitlérienne et la victoire sur le fascisme.

C’est Lénine qui avait suggéré à Klara Zetkin de consacrer une journée internationale dédiée à la lutte des femmes travailleuses, qui sera le 8 mars. Il nous appartient particulièrement de continuer à commémorer cette journée de lutte au moment où la bourgeoisie la récupère pour la vider de son contenu de classe en en faisant une «journée de la femme», célébrant indistinctement les femmes du peuple comme celles des anciennes classes féodales, comme on l’a vu à Saint-Denis où la municipalité honorait les reines de France et de Navarre gisant dans la Basilique.

Seule une société socialiste, construite sur la base du pouvoir des travailleurs et travailleuses et sur la propriété collective des moyens de production, est en mesure d’affranchir les femmes de l’exploitation. La femme, pour être libre, doit prendre sa place dans le combat révolutionnaire de la classe ouvrière pour renverser la bourgeoisie, l’exproprier, briser son État. Elle doit prendre sa place dans l’organisation révolutionnaire et contribuer, au sein de celui-ci, à construire le Parti qui guidera les masses vers le socialisme.

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NI AUSTÉRITÉ DE DROITE, NI AUSTÉRITÉ DE GAUCHE… BOYCOTT DES PRÉSIDENTIELLES!

L’élection présidentielle de 2017 consistera une fois de plus à faire désigner par les électeurs le principal représentant de la bourgeoisie au pouvoir. La constitution de la 5e République attribue au Président de la République des pouvoirs très importants, mais, quelle que soit son étiquette, il ne pourra pas faire une autre politique que celle que lui dicte la classe capitaliste. Pour masquer cette dictature de l’oligarchie financière, un pluralisme de façade est entretenu au niveau des partis et des candidats du système. Or, aucun parmi eux ne remet en question le système économique capitaliste qui enfonce le monde entier dans la crise et accroît les dangers de guerre.

La campagne des différents candidats de «gauche» ou de «droite» porte sur les solutions à mettre en oeuvre pour restaurer la compétitivité des entreprises, faire baisser le «coût du travail» et les dépenses publiques, donner à l’armée française les moyens de faire face au terrorisme…Fillon, qui a emporté la primaire à droite, exprime le plus les désidératas de la bourgeoisie dans son programme. Le PS au pouvoir les avait aussi grandement satisfaits avec les lois Macron, El Khomri, Rebsamen… mais le MEDEF veut aller plus loin. À «gauche», des prétendants à la candidature rivalisent en surenchérissant sur le discours de droite pour flatter encore plus l’électorat traditionnel des «Républicains»; des socialistes, écologistes et autres, expliquent à qui veut les entendre que les intérêts des salariés et des entreprises sont convergents, que les catégories de travailleurs qui ont quelques avantages par rapport à ceux qui sont les moins bien lotis doivent renoncer à leurs «privilèges» pour sauver «notre modèle économique et social».

Or, les différentes élections qui se sont succédé depuis une quinzaine d’années voient le taux d’abstention s’élever, particulièrement dans les couches populaires. Ceci traduit un accroissement de la défiance envers les partis traditionnels, un rejet plus ou moins conscient du système. La crise économique provoque ainsi une crise de la représentation politique et une montée du mécontentement et la persistance des luttes. Le capitalisme est incapable d’assurer les besoins élémentaires de la population en matière de logement, d’éducation, de santé, de fournir un travail à chacun. Les conditions objectives pour son renversement sont donc réunies, et la nécessité d’un parti révolutionnaire qui organise et dirige la lutte vers l’objectif de la révolution est plus urgente que jamais. Ce n’est pas en participant à la mascarade électorale que sont les élections présidentielles que l’on peut avancer vers l’expropriation du capital privé des entreprises industrielles, agricoles, commerciales et bancaires, l’établissement du contrôle ouvrier sur la production et la ré-industrialisation avec une économie planifiée démocratique et centralisée. C’est en brisant l’État bourgeois et en le remplaçant par un État du prolétariat qu’on résoudra les problèmes économiques, sociaux, écologiques…

Parmi les obstacles dressés devant les travailleurs en lutte contre la loi El Khomri, il y avait en premier lieu la volonté de sauver la social-démocratie (qu’il s’agisse du PCF, de Mélenchon, des Frondeurs du PS…) pour lui permettre de se présenter à la Présidentielle comme le sauveur du «modèle social français» en promettant l’abrogation de la loi dite Travail.

Présenter ou soutenir un candidat dans ces conditions revient à soutenir le système et à retarder la prise de conscience qu’il faut faire la révolution. Déplorer qu’aucun candidat ne porte les revendications des travailleurs et ne remette en cause le système, tout en laissant entendre que l’élection présidentielle serait un moyen d’aboutir à des changements en faveur des travailleurs en faisant pression par les luttes sur le vainqueur, c’est encore se méprendre sur la nature de l’État, faire l’impasse sur le rapport des forces existant dans la classe ouvrière,  et faire croire que la bourgeoisie peut encore céder aux revendications sous la seule pression des luttes. Il faut rejeter la théorie selon laquelle chaque victoire des revendications apprivoiserait de plus en plus l’ennemi de classe.

Le Collectif DÉFENSE soutient les revendications des travailleurs, mais il les appelle à les opposer à la logique du système capitaliste, à les inscrire dans la lutte pour la révolution socialiste qui brisera la dictature des monopoles: emploi en CDI pour tous sans démolition ni aménagement régressif du Code du travail, retraite pleine et entière à 60 ans avec 37 ans et demi de cotisation et 55 ans pour les travaux invalidants, expropriation de tous les monopoles privés du service public… Il appelle à développer les luttes, en particulier contre la loi El Khomri, à être vigilant contre les guerres impérialistes, à empêcher leur escalade, et à rejeter le monarcho-présidentialisme en boycottant les présidentielles de 2017; le taux d’abstention et de refus de vote constitueraient un point d’appui contre la politique d’austérité de la droite ou de la sociale-démocratie et contribuera idéologiquement à préparer la révolution socialiste.