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QUELLE MORALITÉ PUBLIQUE SOUS LE CAPITALISME?

Le gouvernement Macron soutient Richard Ferrand; cela revient à soutenir l’exploitation de l’homme par l’homme dans la logique économique du système capitaliste. Ce gouvernement qui comprend des agents du MEDEF comme Muriel Perricaud, Ministre du travail ou Antoine Foucher son directeur de cabinet, soutient également l’arnaque mutualiste qui spolie les assurés au profit du ministre de la cohésion des territoires et de son cercle familial. Ainsi, lorsque c’est privé, la moralité de la vie politique exempt le capital et tolère le détournement financier d’une prestation qui prétend servir publiquement les administrés.

Il est évident que face à la découverte de possibles magouilles personnelles opérées sur des mutuelles privées, une seule solution s’impose pour garantir l’intérêt général: c’est le remboursement à 100% des prestations sociales par la Sécurité Sociale et la suppression des mutuelles qui coûtent cher aux travailleurs. La vraie moralité de la défense des intérêts publics sans tache pour la vie politique passe donc par l’expropriation de la propriété privée des moyens de production et d’échanges détenus par les capitalistes qui sont tous des profiteurs avides d’appropriation des richesses créées par le travail.

AFFAIRES ET COLLUSIONS

Un article de Médiapart accuse la candidate REM de la 2ème circonscription de Saint-Denis d’agir en «propriétaire voyou», en révélant qu’elle louait illégalement dans un immeuble particulièrement insalubre. Stéphane PEU, candidat FI et PCF (malgré le désaccord entre les deux) aux législatives dénonce «l’illusion de la moralisation de la vie politique». Mais il ne s’est jamais soucié des loyers exorbitants prélevés par les propriétaires privés d’appartements qu’on ne qualifie point de marchands de sommeil, parce qu’il ne s’agit pas d’immeubles insalubres. Ce candidat, soutenu à la fois par EELV, Mélenchon et Braouezec qui avait soutenu Macron dès le premier tour des présidentielles, pointe bien l’aspect moyenâgeux du système, mais ne remet pas en cause sa logique exploiteuse ni sa nature crapuleuse et profiteuse. Ce qui le conforte, c’est le contrat de mandature reposant sur le programme de Mélenchon et du PCF qui ne remet nullement en cause ni la propriété privée exploiteuse, ni le processus de privatisation du service public dont la Mairie de Saint-Denis est coutumière.

Quant au député PS Hanotin, il se dit horrifié par les comportements de la candidate REM, mais  Ferrand ne vient-il pas du PS? Faut-il rappeler les affaires dans lesquelles ce parti est impliqué?

Outre que le nouveau président veut faire payer les garanties sociales ouvrières par les travailleurs pour en décharger les patrons, la réforme du Code du travail constitue sa priorité. En voulant instaurer la possibilité de déroger aux accords de branche par un référendum à l’initiative de l’employeur, en ouvrant le champ au chantage à l’emploi pour conditionner le «dialogue social», le gouvernement Macron oriente bien sa politique vers la satisfaction des revendications du MEDEF avec une restriction de la protection et des libertés des travailleurs.

Tous ceux qui s’opposeront avec les travailleurs à la politique d’austérité programmée par le gouvernement Philippe-Macron seront les bienvenus. Pourtant, nous devons faire le point de l’efficacité des différentes propositions de la gauche. En effet, même si on ne peut pas établir un parallèle entre la France et la Grèce sur le plan de la taille des deux pays, le système Tsipras a démontré qu’on ne peut pas faire aboutir les revendications des travailleurs sans renoncer à la logique économique du système capitaliste. S’il y a plusieurs soutiens aux luttes contre la réforme du travail, une seule perspective sera valable: la révolution socialiste.

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