COLLECTIF "DÉFENSE"

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CONTRE L’AUSTÉRITÉ MACRON ET LA REMISE EN CAUSE DES DROITS DU TRAVAIL, TOUS MOBILISÉS!

Le gouvernement Macron s’inscrit dans la continuité de celui de Hollande, avec la même  mission consistant à parachever la liquidation des droits et acquis des travailleurs pour mettre le capital monopoliste français en position de force sur le marché mondial. Ceci ne peut se faire qu’au détriment de l’industrie et de l’emploi en France.

Les premières mesures du nouveau gouvernement imposées avec une caricature de débat parlementaire et une pseudo-concertation avec les directions confédérales syndicales pour les pousser dans le «dialogue social» sans issue, vont dans le sens du transfert des richesses du travail vers le capital: réduction des dépenses, en majorité publiques et utiles, gel des rémunérations des fonctionnaires, remplacement des cotisations sociales par l’impôt, ce qui constitue un vol supplémentaire sur le salaire. et pas du tout, comme le prétend le gouvernement, un coup de pouce au pouvoir d’achat. L’augmentation de la CSG d’1,7% va peser essentiellement sur les travailleurs et les retraités. La suppression de quatre critères sur dix du compte pénibilité, le plafonnement des indemnités prudhomales, rabotent même les quelques garanties et compensations dont les travailleurs victimes de la surexploitation et des destructions d’emplois pouvaient espérer bénéficier, au prix de luttes et de procédures souvent longues, épuisantes et au résultat incertain.

Les attaques contre les droits des travailleurs et leurs outils de défense visent à paralyser le mouvement ouvrier: la loi El Khomri détruit le Code du travail et livre les salariés au bon vouloir patronal. Par la fusion des instances du personnel dans les entreprises dans une Délégation Unique du Personnel, les représentants des travailleurs dont le nombre sera réduit vont être privés de moyens devant une quantité croissante de dossiers à gérer, tandis que les obstacles et recours face aux plans patronaux seront réduits à néant. Les Contrats de mission dans les branches et l’uberisation croissante sont du pain béni pour le patronat qui fera appel à la main d’oeuvre uniquement en cas de besoin et pendant la période nécessaire à la production.

La programmation par les syndicats de journées d’action en septembre ne peut suffire à stopper l’offensive de la bourgeoisie. Il convient de développer les grèves dans les entreprises et lier des solidarités avec la population démunie. Il y a nécessité de luttes massives et puissantes contre la loi El Khomri, de leur généralisation. Il faut pour cela porter les revendications de la population travailleuse en matière de salaires, conditions de travail, logement, santé, éducation… et les opposer au système capitaliste et à la compétitivité des entreprises, le capitalisme n’étant pas aménageable. Les revendications sont une nécessité pour les masses, alors que la logique du système  s’oppose à l’existence des acquis. Il faut donc rejeter toutes les théories des «économistes» de gauche (PCF, FdG, FI…) affirmant qu’il est bon pour l’économie de donner du pouvoir d’achat aux salariés, qui vont ainsi consommer plus et, grâce au remplissage des carnets de commande des entreprises, l’emploi se développera au bénéfice de tous. C’est juste le contraire: ce qui est bon pour l’économie capitaliste, c’est la valorisation du capital par l’augmentation de la plus-value extorquée aux travailleurs, ce qui nécessite pour lui la compression des salaires, l’augmentation du temps de travail et de la productivité avec la suppression des garanties sociales. Le capitalisme n’a pas pour but seulement de produire des marchandises et des biens, mais de faire le maximum de profits. Il faut renverser ce système par la révolution et construire une société socialiste pour mettre en adéquation l’économie et la satisfaction des besoins des travailleurs. Il n’y a pas de solution intermédiaire d’aménagement du système ou de combinaison des deux. Bien entendu, la lutte pour l’augmentation des salaires et pour la défense des acquis est indispensable. Elle constitue la base de l’organisation pour la remise en cause de capitalisme et pour la révolution.

Les discours sur la soi-disant transition écologique servent à masquer la régression de civilisation qu’impose le capitalisme incapable de sortir de sa crise. Une société basée sur la recherche du profit maximum et immédiat n’est pas à même de revenir sur les destructions quotidiennes qu’elle fait subir à la nature. Au lieu de moderniser et renforcer la sûreté des centrales nucléaires, ce qui nécessite des investissements importants et peu rentables à court terme, le capital préfère, par le truchement de Mr Hulot (qui ne dit rien sur l’affaire d’Arcelor Mittal) , annoncer la fermeture future de 17 d’entre elles, ce qui aura pour conséquences des destructions d’emplois importantes, l’augmentation de la dépendance du pays en énergie vis à vis de l’étranger, une pression plus importante sur la nature dans laquelle il faudra puiser l’énergie qui fera défaut…

Les travailleurs et la population doivent s’organiser et s’unir et non plus espérer un homme providentiel ni un gouvernement plus à l’écoute du peuple, car c’est toujours la classe bourgeoise qui dirige l’État. En conformité avec la constitution de la cinquième République, qui renforçait l’exécutif et la mainmise directe du capital monopoliste sur l’État, Macron réduit le Parlement à une vulgaire chambre d’enregistrement des décisions prises en accord avec le MEDEF et au bénéfice exclusif du capital. La volonté de Macron, en application de la politique de l’Union Européenne, de diminuer fortement le nombre d’élus, alors que la moitié d’entre eux ne sont pas rémunérés, remet en cause un des acquis de la Révolution française que sont les communes. Il faut donc créer des comités de base qui puissent unifier et imposer les revendications, soutenir les travailleurs en lutte, élaborer un plan de lutte contre la bourgeoisie vers un changement de société.

Il faut surtout construire un parti d’avant-garde de la classe ouvrière qui, sur la base d’une théorie scientifique, le marxisme-léninisme, pourra guider les masses travailleuses dans l’affrontement inévitable contre la bourgeoisie et son État.

 

 

Le texte en pdf:

tract7:2017

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