COLLECTIF "DÉFENSE"

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LE COLLECTIF DÉFENSE CONDAMNE L’AGRESSION IMPÉRIALISTE CONTRE LA SYRIE

Le bombardement US contre la base aérienne de Shayrat sous le prétexte de punir la soi-disant attaque chimique de Khan Cheikhoun est une agression contre la souveraineté de la Syrie et une escalade dans la guerre impérialiste à laquelle se livrent les grandes puissances occidentales, leurs alliés régionaux et les groupes terroristes qu’ils financent et qu’ils arment contre ce pays.

Sans attendre une quelconque enquête sur la nature des gaz et les circonstances de l’attaque, qui se produit quelques jours après que Trump ait convenu qu’il fallait tenir compte de la réalité du régime politique en Syrie et que cette question ne concerne que les Syriens, Trump, Hollande, Merkel et leurs alliés impérialistes, relayés par les grands médias, ont accusé Bachar El Assad d’avoir bombardé le village avec des armes chimiques et appelé à une «riposte» militaire. Outre le fait que l’Armée arabe syrienne n’a pas besoin de telles armes pour gagner la guerre, et que le gouvernement syrien s’est engagé à ne jamais les utiliser, pas même contre les terroristes, il faut rappeler que les armes chimiques syriennes avaient été détruites en 2014 sous le contrôle de l’OIAC suite à un accord entre la Russie et les USA. Cela faisait suite à l’utilisation de gaz toxiques par les «rebelles» le 21 août 2013 alors qu’une mission d’enquête se trouvait dans le pays, cette attaque devant servir de prétexte pour une attaque de grande envergure à laquelle la France était prête à participer. Ces dernières semaines, le gouvernement syrien ne cessait d’alerter l’OIAC et la communauté internationale sur la possession de gaz de combat par les groupes terroristes. D’autres cas d’utilisation de gaz toxiques par les «rebelles» visant à en faire porter la responsabilité par l’armée syrienne s’étaient produits, souvent à la veille de réunions internationales sur la question syrienne afin de saboter tout effort de règlement politique du conflit et d’obtenir par une intervention militaire directe ce que les terroristes ont échoué à obtenir: la destruction de la Syrie, son morcellement en entités basées sur le confessionalisme, soumises à l’impérialisme et dirigées par des pantins prêts à lui brader les richesses pétrolières et gazières.

Les candidats à la présidentielle française Macron, Hamon, rivalisent et surenchérissent dans les appels à l’internationalisation de l’agression, les quelques réserves exprimées par Fillon portant sur les conséquences imprévisibles d’une escalade, en particulier vis à vis de la Russie. Macron veut que l’armée française soit pleinement engagée. Les autres candidats, dont certains se distancient avec l’action unilatérale de Trump et en appellent à l’ONU pour trouver une solution politique, portent tout de même la responsabilité soit de soutenir l’impérialisme français en le présentant comme soumis à l’OTAN et à l’Union Européenne (comme si une France plus indépendante serait moins belliqueuse et impérialiste), soit d’avoir soutenu la soi-disant «révolution syrienne» et mis dos à dos l’État Syrien et l’ État Islamique, justifiant et accompagnant ainsi les ingérences et actes hostiles contre la Syrie.

Le bombardement US et la campagne d’intoxication qui l’accompagne visent aussi à couvrir les crimes commis par les impérialistes qui bombardent régulièrement la Syrie: l’aviation US et turque, qui tuent des dizaines de civils sans pour autant porter de coups significatifs contre l’E.I., Al Nosra et autres, qui sont en réalité leurs créations. C’est l’armée syrienne, en coordination avec l’armée russe qui intervient avec l’accord du gouvernement légal, qui porte les coups décisifs contre les terroristes et progresse chaque jour avec l’objectif de la libération complète du territoire. La Syrie est également frappée parce qu’elle s’oppose à l’impérialisme sioniste et soutient la lutte des peuples palestinien et libanais contre l’expansion et l’agression d’Israël, dont les crimes sont toujours impunis.

Les événements actuels prouvent, s’il le fallait encore, l’inévitabilité des guerres tant que perdure le capitalisme, incapable de résoudre sa crise. Le Collectif DÉFENSE appelle les travailleurs de France à refuser toute participation de leur pays à l’agression contre la Syrie, à dénoncer les politiciens, journalistes et intellectuels fauteurs de guerre, à intensifier leurs luttes pour leurs revendications, puisqu’il semble qu’il y ait tout à coup assez d’argent pour financer une nouvelle intervention militaire, et à exiger que la France cesse son soutien à Israël. Laisser l’impérialisme intervenir revient à priver les peuples de leur initative de lutte pour la paix et le progrès social.

Ce n’est pas un changement d’institutions ou des pseudo-réformes qui ne changeront rien au système dont nous avons besoin. C’est par la révolution qu’il faut renverser le capitalisme et édifier une société socialiste basée sur la propriété collective des grandes entreprises et le pouvoir des travailleurs, dans laquelle les richesses profiteront à toute la société et non plus à une poignée d’actionnaires et de possédants. Seul le socialisme garantira la paix et le bien-être pour tous.

7 avril 2017

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CONDAMNATION DE L’ATTENTAT DE NICE

Une fois de plus, des personnes innocentes ont péri sur le territoire français dans une tuerie de masse commise d’une manière lâche et cruelle.

Ces attentats sont directement le contrecoup des ingérences de la France dans les affaires intérieures de pays du Moyen-Orient, d’Afrique et d’ailleurs. En effet, l’État français, instrument des grandes entreprises monopolistes, est partie prenante dans la guerre de repartage du monde entre les puissances impérialistes. Ce sont ses interventions pour renverser des gouvernements légaux (Libye, Syrie) ou pour s’emparer des richesses que recèlent ces pays ou des routes stratégiques d’approvisionnement qui les traversent, comme l’Irak, l’Afghanistan, la Centrafrique… qui constituent avant tout les principaux actes de terrorisme d’État. Pour arriver à ses fins, l’impérialisme n’hésite pas à créer de toutes pièces des groupes chargés de semer la terreur et de déstabiliser les régions convoitées. En Syrie, les groupes terroristes issus d’Al-Qaida comme le front Al Nosra ou la soi-disant «Armée Syrienne Libre», bénéficient du soutien des hautes autorités et de l’aide logistique des services secrets français. Il en est de même en Libye, pays livré au chaos depuis l’intervention franco-britannique, et d’où vient de nous arriver la nouvelle de la mort de trois sous-officiers français qui se trouvaient officieusement sur le territoire libyen pour soutenir une des factions issues de la contre-révolution islamo-fasciste. Peu après l’attentat de Nice, qui s’est produit avec une étrange facilité, et au moment où des négociations de haut niveau visaient à conduire à la sortie de certains pays de la guerre en Syrie, Hollande a annoncé l’intensification des actions militaires de la France en Syrie et en Irak. Il en a également profité pour prolonger de six mois l’état de restriction des libertés, indispensable pour contenir la colère populaire contre sa politique anti-sociale.

En effet, les autorités françaises qui appellent à l’union sacrée contre «DAESH», ancienne appellation de l’ «État» Islamique, sont celles qui imposent à la population travailleuse les régressions de civilisation que sont les lois Macron, El Khomri, Rebsamen et autres. Ce sont elles qui, sous les ordres des grands monopoles, détruisent les acquis sociaux et démocratiques, condamnant une grande partie de la jeunesse à la misère, au désoeuvrement, à la précarité. Il n’est dès lors pas étonnant que parmi ces jeunes sans avenir, des groupes fascistes oeuvrant en réalité pour l’impérialisme parviennent à recruter des individus prêts à commettre les crimes les plus atroces sous couvert de lutte pour la foi religieuse. Tant que durera le capitalisme, incapable de sortir de sa crise systémique, les groupes terroristes auront toujours la possibilité de recruter des mercenaires issus de milieux sociaux défavorisés, discriminés et souvent désespérés.

Il n’est donc pas sérieux d’en appeler à l’État et aux forces de l’ «ordre», dont la raison d’être n’est pas de protéger la population mais de la réprimer si elle menace l’existence de la bourgeoisie et de sa propriété. Pour combattre le terrorisme, il faut s’opposer à l’impérialisme, en premier lieu de son propre pays, soutenir les luttes de libération des peuples opprimés et des pays qui refusent de renoncer à leur souveraineté.

Le capitalisme, c’est la guerre et la barbarie. L’issue, c’est de le renverser par la révolution et la construction du socialisme.