COLLECTIF "DÉFENSE"

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PRÉSIDENTIELLE 2017: RECOMPOSITION ET DIVISION POUR SAUVER LA SOCIAL-DÉMOCRATIE

Valls est le diviseur idéal pour sauver la social-démocratie. C’est un socialiste sans la «synthèse» social-démocrate, qui réconcilie politiquement les courants, toujours au profit d’un maintien de l’idéologie capitaliste. Lors de la primaire de 2011, il était déjà pour la suppression des 35 heures et de l’ISF. Comme premier ministre, il pousse avec virulence à la déchéance de la nationalité. Valls choque également d’autres ministres de son gouvernement avec ses positions sur l’interdiction du port du «burkini». Il échoue pour interdire les manifestations syndicales contre la loi El Khomri. En allant toujours plus loin, il déclare «les gauches sont irréconciliables». Ainsi, selon Valls, ceux qui tout en restant dans la majorité gouvernementale PS font mine de se prononcer pour une orientation plus à gauche, sont sur des positions irréconciliables avec la politique social-libérale que la bourgeoisie impose au gouvernement Hollande. Ce que Valls refuse de reconnaître, c’est que son gouvernement n’a pas fait une politique de gauche et que le social-libéralisme, tout comme lui et Macron, n’est pas à gauche mais à droite. La trahison centenaire et permanente du PS consiste à se plier aux exigences de l’État bourgeois lorsqu’il est aux affaires, mais de revendiquer un point de vue de gauche, quelle que soit sa situation, pour continuer à exister. Valls, lui, veut placer le social-libéralisme à gauche, tout en exprimant un soutien de droite au bilan politique du gouvernement Hollande par exemple.

Hollande laisse le champ libre à Valls

L’impopularité à laquelle le gouvernement Hollande-Valls est confronté pousse le Président de la République à laisser le champ libre à son Premier ministre pour qu’il présente sa candidature aux présidentielles de 2017. Hollande essaie ainsi de sauver le PS, car de cette façon les autres candidats du PS lors de la primaire socialiste n’auront aucun mal à se démarquer du bilan du gouvernement que Valls soutiendra comme candidat, mais qui est entaché par la soumission au patronat et le développement de la précarité sociale. L’objectif réel du PS n’est pas de gagner l’élection présidentielle, car depuis Sarkozy les présidents ne font plus que 5 ans à cause des aggravations économiques et crises du système. Il s’agit, pour le PS, de sauver les meubles au moins aux législatives pour assurer l’alternance tout en se démarquant du soutien au gouvernement impérialiste Hollande–Valls.

Bilan gouvernemental que Valls s’engage à défendre à la primaire PS – un véritable choix de société:

-déchéance de la nationalité

-Menaces de guerres contre la Syrie et la Russie

-Loi El Khomri contre le Code du travail

-Loi Macron avec le travail du dimanche

-Loi sur le renseignement

-Attaques contre la Sécurité Sociale et le droit à la santé (actes médicaux et médicaments non remboursés)

-Privatisation des services de la poste et des transports…

-Accord national interprofessionnel sur la concurrence et la «sécurisation de l’emploi» (A.N.I.)

-Loi sur l’état d’urgence prolongé

-Pacte de responsabilité 40 milliards de cadeaux supplémentaires au patronat

-Cadeaux aux entreprises et défiscalisation 240 milliards par an, cadeaux aux monopoles qui licencient, CICE…

-Retraite à 62 ans, allongement de la durée du travail et remise en cause des 35 heures…

Conséquences: profits relancés, mais 10 millions de précaires et de sans-emplois, pouvoir d’achat général en baisse, droit du travail dévalorisé et 2200 milliards de dettes.

Une social-démocratie émergente et renaissante

Selon ses intérêts politiques, l’État bourgeois veut pérenniser la bipolarisation électorale entre la droite et la social-démocratie afin de sécuriser le système capitaliste dans le pays. Le PS a donc pour mission de reconstruire et d’élargir la social-démocratie (de Macron à Mélenchon). Ainsi, pendant que les «frondeurs» jouent leur partition à l’intérieur de la majorité gouvernementale, le Front de Gauche avec le PCF, qui veulent juste aménager le système sans le renverser, travaillent sur l’extérieur du PS. L’accord entre le PS et la gauche (PCF-Mélenchon) repose sur le fait que personne ne veut exproprier les capitalistes de leurs moyens de production pour passer au socialisme. Ainsi, le contexte économique de crise permanente du capitalisme favorisera tôt ou tard les rapprochements politiques entre le PS et les réformistes car, dans la réalité, malgré les luttes, les acquis sociaux reculent sans cesse dans notre histoire contemporaine et dans le monde. Cela démontre que le capitalisme n’est pas aménageable et si hier, il était en recul à l’époque de la présence des pays socialistes avec l’URSS, aujourd’hui le rapport des forces lui est favorable. La régression sociale n’est pas pour autant une fatalité et si les luttes sociales se mettent à remettre en cause le capitalisme, le rapport des forces s’inversera et le patronat reculera. Ainsi, seuls l’éveil de la conscience ouvrière en faveur de la révolution socialiste et le développement des luttes imposeront l’expropriation des exploiteurs pour l’appropriation collective et sociale des moyens de production avec une répartition équitable des richesses. Cependant, la pluralité des personnalités politiques et des organisations n’aboutissent point vers la démocratie pour les travailleurs. Seul un parti véritablement révolutionnaire ayant pour seul objectif la révolution socialiste pourra jouer un rôle positif dans les luttes plutôt que par les élections, pour opposer la démocratie ouvrière à la démocratie bourgeoise, soit, selon les principes marxistes, la dictature du prolétariat, pour remettre en cause la dictature du capital. Le collectif défense ouvre la perspective de la création d’un parti ouvrier pour unifier les travailleurs contre la minorité des capitalistes.

Appel du collectif défense pour les présidentielles 2017: Boycott du monarcho-présidentialisme sur toute la ligne!

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Position du Collectif DÉFENSE sur l’Union Européenne et sur l’élection présidentielle

Dans l’article «le Brexit et l’U.E.» du 3 juillet, le Collectif DÉFENSE mettait en garde contre la tentative d’axer les luttes des travailleurs sur une rupture avec l’Union Européenne et de conditionner la lutte pour le renversement du capitalisme à la réalisation préalable de cette étape. Plusieurs organisations se référant au communisme présentaient en effet le vote britannique comme une victoire de la classe ouvrière et appelaient les travailleurs de France à emboîter le pas au peuple d’outre-Manche.

La déclaration du 7 septembre de l’Initiative des Partis Communistes et Ouvriers d’Europe, tout en expliquant que les politiques et les soi-disant alternatives prônées par les tenants de l’U.E. visaient à accroître l’exploitation des travailleurs et le pillage des pays dominés par les grands centres impérialistes, rappelait que l’objectif premier des forces communistes et révolutionnaires restait le renversement du capitalisme:

Aujourd’hui, le résultat du référendum britannique sur la sortie de l’Union Européenne a fait remonter à la surface les contradictions entre les divers centres impérialistes quant à l’avenir et aux perspectives de l’UE. Le problème principal dans la controverse au sein de la zone euro et dans l’Union Européenne demeure le type de gestion bourgeoise, entre la stabilité fiscale et la surveillance des États membres par les mécanismes de l’UE d’une part, et d’autre part l’assouplissement de l’ajustement budgétaire pour libérer des fonds d’État pour soutenir les monopoles. Ce différend est étranger aux intérêts populaires, parce que dans les deux cas cela se fera sur le dos de la classe ouvrière et des couches populaires pauvres et que dans les deux cas cela présuppose l’aggravation de l’offensive anti-populaire.

(…)

Malgré le fait que bon nombre de sommets et de réunions de haut niveau entre « les dirigeants des pays du Sud » aient lieu, malgré le grand nombre de discours pompeux sur le « redémarrage » de l’UE, l’UE n’en deviendra pas plus favorable aux peuples, elle ne pourra que devenir pire pour les peuples, pas plus que le système capitaliste, qu’elle sert, ne pourra « s’humaniser ».

L’espoir est dans la lutte des peuples pour renverser la barbarie capitaliste!

L’objectif n’est donc pas de sortir de l’U.E. pour opérer une rupture fondamentale avec le capital. La Grande-Bretagne, où les premières conséquences du «Brexit» se traduisent plutôt par une aggravation de l’exploitation des travailleurs, des persécutions contre les réfugiés et immigrés, n’en prend d’ailleurs pas le chemin. On ne rompt pas avec l’U.E. pour construire le socialisme, on se bat pour le socialisme comme perspective alternative au capitalisme, ce qui créera une rupture avec l’Europe capitaliste.

Mais la révolution socialiste, si elle est engagée par chaque peuple en Europe et ailleurs, aboutira à l’union solidaire des républiques socialistes dans le cadre de la construction d’un rapport de forces mondial contre le capital.

Si les organisations communistes et ouvrières axent le mouvement populaire vers l’aspiration à la souveraineté nationale au lieu d’oeuvrer pour la prise de conscience révolutionnaire pour le socialisme, elles alimenteront le populisme et le soutien à tel impérialisme contre tel autre.

En France, l’élection présidentielle s’annonce dans le cadre d’une crise politique, d’une défiance grandissante de la population vis-à-vis des partis bourgeois traditionnels. La donnée première qui détermine la crise politique est la crise économique mondiale du capitalisme, qui ne se limite pas à l’Union Européenne. Elle n’est pas plus profonde sur ce continent qu’aux USA, en Grande-Bretagne ou en Russie. Même la Chine connaît des dévaluations monétaires face aux réalités économiques du capitalisme. Ce n’est pas la crise politique qui est responsable de la crise générale du capitalisme mais l’inverse. S’il n’y a pas d’alternative ni d’aménagement possible dans le cadre du capitalisme, ce n’est pas à cause des politiques mais des réalités économiques du système que les politiques prennent en compte pour gérer et consolider ce système. Donc, il faut rejeter les analyses qui présentent la politique gouvernementale, voire patronale, comme des choix erronés, et les appels à une alternance comme s’il était possible de faire une autre politique que celle voulue par les grands monopoles.

La social-démocratie a poursuivi la politique de classe engagée par ses prédécesseurs et perd ses positions électorales, mais ce qui doit être mis en accusation, c’est l’impérialisme français, tout aussi belliqueux et anti-social, que ce soit avec Juppé, Fabius, le Drian… et si l’OTAN emboîte le pas à la France, cela confirme que les traditions des capitalistes de ce pays sont profondément issues de la domination colonialiste. À droite, il y a concurrence entre les candidats à la primaire mais il n’y a pas de division sur le programme et la politique de guerre ni avec la droite, ni avec le PS.

Le FN peut surfer dans les sondages, mais il ne donne pas la tonalité idéologique générale; c’est le MEDEF qui s’en charge. M. le Pen, essaye  de se démarquer des autres candidats en affichant une prétendue opposition à l’Union Européenne. Quant à Mélenchon ou à la gauche de la gauche avec le PCF, ils concourent ensemble à une re-crédibilisation de la social-démocratie avec les Verts et les Frondeurs, mais pas pour gagner cette fois mais pour alterner la prochaine fois.

Il ne s’agit donc pas de pleurer sur les éléments de la recomposition politique en déplorant l’abstention aux présidentielles mais d’appeler à boycotter les institutions du capital en France. C’est ce que fait le Collectif DÉFENSE qui appelle à boycotter l’élection présidentielle et à lutter pour la révolution socialiste, seul moyen de répondre durablement aux revendications de la population travailleuse.

Mélenchon: une «révolution» citoyenne pour faire taire le prolétariat

Jean-Luc Mélenchon expose son programme à la presse en vue de l’élection présidentielle. Il n’est pas le seul à cautionner le monarcho-présidentialisme pour masquer la nature répressive de l’Etat bourgeois en accréditant l’idée soit, que l’on peut changer la société avec l’élection présidentielle, soit que l’on peut peser sur le cours des choses. C’est à ce niveau déjà que l’on peut savoir si les intentions réelles d’un parti ou d’un groupe sont sincères pour proposer l’évolution sociale aux travailleurs, car soit on garde les meubles, soit on change le décor. Ainsi, le Tsipras à la française, incarné par Mélenchon, y va de propositions qui reviennent à  sauver le capitalisme; autrement, il appellerait au boycott contre la parodie de démocratie que représente la présidentialisation de l’Etat pour ce type d’élection. Le sujet est «de mettre en mouvement 4 millions de personnes pour qu’elles attrapent 3 autres pour qu’on gagne», a jugé le député européen. En opposition à la mystification des primaires, Mélenchon s’engouffre dans des palabres fumeux et interminables de la campagne des présidentielles en vue du renouvellement d’un monarque. Pour franchir l’étape du premier tour, Mélenchon a du pain sur la planche, car en face des 7 millions d’électeurs espérés, il annonce 105.000 soutiens recensés et 2.186 contributions envoyées. La «nouvelle gauche socialiste», qui rêve d’une nouvelle social-démocratie, s’inscrit également en soutien du Parti de gauche de Mélenchon. Ainsi, au lieu de constituer un avantage, cela participe à la division dès le premier tour, mais peu importe puisque tous se retrouveront derrière le candidat du front républicain au deuxième tour pour consacrer un nouveau président.

Quel programme pour quelles promesses?

«La planification écologique»: Mélenchon ne juge pas le prolétariat suffisamment compétent pour intégrer à la planification démocratique et économique la protection de la nature. Cela se comprend, car ce qu’il redoute le plus du prolétariat, c’est la propension de cette classe à vouloir exproprier le capital. Donc le «partage des richesses» est proposé comme si cela n’existait pas déjà, avec d’une part les profits et d’autre part les salaires, ce qui maintient le principe de l’extraction de la plus-value sur le dos des travailleurs, pour accumuler le capital. Avec «la sortie des traités Européens et l’entrée dans le protectionnisme solidaire», on serait toujours dans le capitalisme, ou alors c’est que Mélenchon continue à partager les mêmes illusions que le PCF sur «l’Europe sociale» qui ont conduit la Grèce dans un nouveau «mémorandum» pour une extension sans commune mesure de la misère sociale. Quant au «progrès humain» et aux «nouvelles frontières» (mer et espace numérique), ce sont déjà les instruments utilisés par le capital pour promouvoir l’ubérisation; cela constitue également l’espace disputé par l’impérialisme français qui remet en cause l’indépendance et la paix. «L’intérêt général humain et l’intérêt de classe» ne seront donc pas, contrairement à ce que prétend Mélenchon, les éléments d’une révolution citoyenne, car ses propositions s’appuient sur des structures économiques et institutionnelles capitalistes, qui ne peuvent que mettre au pli le prolétariat. Le Collectif «Défense» appelle les travailleurs à ne pas baisser les bras contre la loi  El Khomri et à ne pas se laisser endormir par les palabres politiciens à l’approche des élections présidentielles.

Le Collectif «Défense» appelle au boycott de la présidentielle, à la lutte sociale contre le capital et à l’adhésion pour construire le parti de la révolution socialiste.

ATTENTION! LOI EL KHOMRI OU RÉFORMISME CONDUISENT À L’UBERISATION

En France, deux gauches: une réformiste et l’autre à construire

La gauche réformiste, à l’approche des élections présidentielles, commence à se structurer en opposition au PS qui soutient Hollande-Valls, Macron, El Khomri, dans le gouvernement actuel au service du capital. L’épisode de la motion de censure contre la loi El Khomri, raté de peu de deux voix manquantes en regroupant 56 députés PS, PCF, Front de gauche, écologistes et divers gauche, n’avait finalement pas d’autres objectifs que d’éviter la chute du gouvernement. Ainsi, ce qui constitue la gauche réformiste en recomposition n’a pas d’autre but que de sauver la social-démocratie vis-à-vis d’un gouvernement qui, coûte que coûte, fera passer la loi la plus anti-populaire de la Ve République. Cela pose une façon nouvelle d’appréhender les problèmes de la confrontation sociale.

Primaire à gauche, socialisme contre réformisme

A l’approche de son 37e congrès, le PCF propose un socle de discussions pour amener les primaires à gauche, comprenant:

1- La réduction du temps de travail, qui ramène en fait au partage du travail et à l’augmentation des cadences pour maintenir la productivité.

2- La sécurisation de l’emploi, soit la fameuse «sécurité sociale professionnelle» qui implique que les travailleurs se mettent à disposition des emplois partout où localement des conditions de productivité et de compétitivité seront assurées aux entreprises délocalisées dans le cadre d’une flexi-sécurité. Cette proposition démontre la façon dont le PCF concède aux capitalistes un dispositif favorable à l’augmentation du profit en opposition avec une démarche qui aurait pour objectif le développement industriel, y compris au niveau local, qui mettrait l’emploi à disposition des travailleurs. Bien sûr, il faudrait pour cela exproprier le capital des grands moyens de production, planifier l’économie et l’orienter vers la satisfaction des besoins et non plus du profit individuel et privé. Or, le PCF a renoncé depuis longtemps à ces objectifs qui impliquent l’organisation de la révolution pour construire le socialisme, au profit d’un électoralisme stratégique pour la participation au renouvellement quinquennal du monarcho-présidentialisme.

3- Le conditionnement des aides aux entreprises (!). Décidément, cela ressemble aux propositions du candidat Hollande pour la présidentielle de 2012. Résultat, 275 milliards d’aides publiques aux entreprises et huit millions de chômeurs. Combien pour le prochain mandat et quel sera le montant de la dette alors qu’elle atteint déjà l’équivalent du PIB?

4- La maîtrise publique des banques ou la lutte contre l’évasion fiscale. Depuis 1981, la nationalisation des banques est abandonnée par le PCF au profit d’un simple contrôle de la circulation de l’argent.

5- La refondation solidaire et démocratique de l’UE. La leçon n’a pas été retenue de l’aventure de SYRIZA, qui met en pratique une politique d’austérité renforcée avec un Tsipras soumis totalement au capital.

6- La suppression du 49-3 de la constitution, l’introduction de la proportionnelle aux élections et l’inversion du calendrier électoral pour redonner la primauté au parlement. L’essentiel de la constitution est donc préservé avec le maintien de l’Etat bourgeois qui n’a que faire de la proportionnelle et de la démocratie. D’ailleurs, que l’on organise les législatives avant les présidentielles ou l’inverse, le résultat sera le même, car la majorité parlementaire sera toujours subordonnée aux pouvoirs personnels du président de la république qui aura le droit de dissoudre l’Assemblée au besoin.

Le PCF, qui pour l’instant parvient à entraîner une partie de la gauche dans son sillage, donne l’impression de vouloir tout changer pour ne rien changer. Il constitue donc un relais pour une social-démocratie en déclin.

Le Collectif «Défense», organisation ouvrière révolutionnaire, agit pour renverser le capitalisme, pour le remplacer par le socialisme basé sur la propriété collective des moyens de production et d’échange avec un contrôle ouvrier sur l’économie. Les idées du Collectif «Défense» se mettent à disposition des travailleurs et de leurs organisations syndicales pour rendre efficaces leurs luttes. Les partis de gauche seront obligés d’en tenir compte. Contre les tenants du «dialogue social» qui freine les luttes en préservant la dictature du capital, il faut imposer par le combat de classe le concept de la dictature du prolétariat, comme perspective pour le renversement du capitalisme et de l’aboutissement des revendications. Ainsi, la logique sociale aura raison de celle du capital au profit des revendications sur les salaires, les droits et libertés démocratiques pour mettre en échec la bourgeoisie et ses gouvernements. Le Collectif «Défense», en appelant les travailleurs à entrer dans les syndicats pour s’unir et agir pour y imposer plus de radicalité avec leurs revendications, travaille déjà en faveur de l’élévation de la conscience révolutionnaire. L’expression politique du Collectif dans certaines entreprises apporte la perspective révolutionnaire du renversement du capitalisme et de la construction du socialisme en améliorant l’efficacité des luttes, tout en construisant le parti révolutionnaire dont les travailleurs ont grandement besoin. Rejoignez le Collectif!

Primaire à gauche? Mais pour quoi faire?

Les institutions de la V° République ont fait du président élu au suffrage universel direct, un super valet du capital. Les décisions les plus importantes sont prises dans les conseils d’administration des grands monopoles privés et au niveau des banques d’affaires, afin que l’Etat s’y conforme. Toutes les institutions et administrations de l’Etat sont mises au service des intérêts de la bourgeoisie. Les guerres impérialistes sont la démonstration de ce fonctionnement systémique, puisque en définitif elles finissent toujours par être profitables à Total, Carrefour, EADS, Sanofi et consort. Il faut donc remettre en cause le capitalisme avec les institutions de la Ve République anti-démocratiques et performantes au service de la bourgeoisie, au lieu d’appeler à les valider avec des élections partielles pour ne rien changer. Que la gauche choisisse Duflot, Mélenchon, Laurent ou Hollande, ce sont les restructurations industrielles, les aides publiques au capital, la suppression progressive des garanties sociales et la baisse des salaires qui tiendront le devant de la scène, quel que soit celui qui sera élu président. Avant l’élection on propose, et après c’est le capital qui dispose!

Primaire à gauche avec ou sans le PS?

Chacun sait aujourd’hui que la majorité issue des élections législatives sera conforme au résultat du 2ème tour des élections présidentielles ou à peu près (front républicain PS-Droite ou l’inverse). Les alliances politiques qui constituent la majorité de droite ou de gauche devront de toute façon se conformer aux orientations présidentielles pour gérer les intérêts des monopoles capitalistes (solidarité gouvernementale). C’est une incitation permanente au vote «utile», qui pérennise et sécurise le principe de la défense des intérêts de la bourgeoisie, avec la domination des partis les plus importants au service du capital, PS et Républicains. Le FN, loin de changer la donne, participe à alimenter la fausse opposition «droite-gauche», au fur et à mesure qu’il progresse en influence, et même lorsqu’il est en tête de tout les autres scores électoraux. Ainsi Cambadélis premier secrétaire du PS sait bien qu’avec ou sans son parti, primaire à gauche ou pas, le front républicain garantira la primauté soit au PS soit aux Républicains, et qu’il faudra bien que les partis de gauche fassent bloc derrière Hollande sous peine d’être privés d’avantages électoraux offerts par la majorité. La preuve par le PCF: renonce t-il à l’alliance avec le PS? N’a t-il pas appelé à voter Hollande au deuxième tour des présidentielles?…

Les frondeurs, roue de secours supplémentaire du PS

Les socialistes frondeurs répondent présent au rassemblement proposé par le PCF pour garantir la suprématie de la social-démocratie en toutes circonstances. Ainsi, dans tous les cas une primaire à gauche sans le PS sera quand même un point d’appui pour faire une réserve de voix pour le deuxième tour. Le PCF les Verts et les Frondeurs s’emploient donc à organiser un grand tapage médiatique au risque de faire passer sous silence les luttes des travailleurs contre les atteintes aux libertés, les CDI, les garanties sociales, les 35 heures, les salaires et la retraite.

Pour une véritable alternative révolutionnaire

La véritable question contournée par le réformisme de gauche est aujourd’hui de tout faire pour donner la parole aux travailleurs et à leurs organisations. Ce sens du rassemblement n’est nullement intégré par les partis de gauche actuellement, alors il faut le créer et se battre pour le faire exister. Pour rejeter la crise avec le capitalisme qui l’engendre, il faut une économie planifiée, contrôlée par les travailleurs. Pour cela les grands moyens de production, les administrations et les banques doivent immédiatement être collectivisées. La propriété privée des moyens de production et d’échange devra disparaître progressivement au profit de la propriété collective. Dans ces conditions, ce sont les revendications des travailleurs qui ouvrent la perspective de la construction du socialisme, basé sur la satisfaction des besoins. Ainsi la lutte revendicative et anticapitaliste constitue la véritable voie démocratique menant à la révolution et à la construction du socialisme.

Comment donc appréhender les présidentielles sans qu’elles empiètent sur les luttes sociales?

Il faut d’abord boycotter les élections présidentielles et privilégier les luttes au lieu de mener campagne pour un candidat pendant cette période. Les élections législatives peuvent par contre représenter un instant de la lutte contre le capital avec des candidats révolutionnaires. Dans ces conditions, les voix capitalisées par les candidats révolutionnaires serviront la mobilisation sociale et anticapitaliste. Avant comme après, et qu’ils soient élus ou pas, nos candidats seront un point d’appui majeur pour développer les luttes. Tout doit être mis au profit de l’organisation de la révolution socialiste, seul moyen véritable pour faire capoter la politique d’austérité du capital. Adhérer au Collectif «DEFENSE», c’est faire un pas vers ce dont on a le plus besoin: une alternative ouvrière révolutionnaire.